Écrits 2016

Retrouvez ici, chaque semaine, les témoignages des étudiantes de première année sur les écrits 2016 du concours orthophonie de Nancy.

Bonne lecture, en espérant que ces témoignages pourront vous aiguiller et vous motiver toujours plus !!

Solène, 20 ans

Bonjour futur(e)s orthos !! A deux semaines du concours, je suis là pour vous donner quelques petits conseils qui m’ont été précieux pour garder le cap pendant ma préparation. Moi c’est Solène et j’ai 20 ans. Fraîchement diplômée d’un bac scientifique avec mention, j’ai intégré une prépa en connaissant la masse de travail nécessaire pour atteindre mon objectif. J’ai complètement dédié cette année à ma préparation, mettant TOUT entre parenthèses. Je n’ai su qu’après que j’avais fait de … petites erreurs (hummm grosses erreurs). J’ai donc passé mes concours (13 au total la première année) et… ECHEC ou devrais-je préciser ECHECSSSSS …
Je ne suis déjà pas naturellement quelqu’un d’hyper confiante alors là ça a été la catastrophe !!! Doute, panique, remise en question … J’ai donc passé l’été à réfléchir à ce qui n’avait pas marché. Je savais que je n’abandonnerais pas et que les concours ne viendraient pas entacher mon envie de m’accomplir dans le métier d’orthophoniste. Mais comment faire pour que cette deuxième année soit fructueuse ?
Pendant ces vacances, j’ai continué à bachoter, surtout en travaillant mes points faibles. Je faisais un à deux résumés par semaine et balayais les thèmes récurrents des dissertations. Et puis j’ai passé beaucoup de temps à me « coacher psychologiquement », à me créer une mentalité de combattante pour affronter la multitude de candidats tout aussi déterminés que moi.
Et me voilà de nouveau à passer les concours. J’avais, en parallèle de ma préparation, des cours en sciences du langage qui m’ont permis de m’intéresser à des enseignements que je retrouverais en école. J’ai passé 10 concours la deuxième année. Je les préparais plus sereinement. Je consacrais du temps à ma famille et mon chéri qui me motivaient sans cesse et me redonnaient confiance quand ça n’allait pas. J’avais repris le sport et ça me permettait de me défouler et d’évacuer toutes les ondes négatives pour repartir toujours plus forte. J’ai ainsi réussi cette année à décrocher 5 admissibilités.
La clé de ma réussite a été intérieure : avoir confiance en soi, toujours voir du positif, ne pas s’embrumer l’esprit d’idées noires, prendre conscience de ses capacités, savoir rebondir à chaque échec et en tirer profit, se focaliser sur soi et ses progrès, ne pas avoir honte de dire « j’ai le droit de réussir, et cette année est la mienne »… !
Enfin, n’oubliez pas pourquoi vous passez les concours : vous êtes là pour entrer dans une école d’ORTHOPHONIE. On oublie souvent, à tort, happé par la machine des concours et ce sentiment de compétition, que nous nous destinons à un métier tourné vers le mieux-être d’autrui.
Sur ce, sachez que la meilleure réponse à un obstacle extérieur est une réponse intérieure. Un lâcher-prise rend l’obstacle moins lourd, parce que librement accepté, mais aussi éventuellement susceptible d’être surmonté par une initiative personnelle appropriée. La solution est en vous. Vous êtes responsable de votre bonheur présent et futur. Alors Foncez !!!

Lucas, 19 ans

Bonjour à toutes, et à tous ! Je m’appelle Lucas (OH, un garçon), j’ai 19 ans, et je viens d’Ardèche. Je pense que mon parcours pas très commun pourrait vous rassurer un peu, au moins vous informer!

L’année où je passais mon bac littéraire (en 2015), j’avais très envie de me tourner vers un métier du social et de la (ré)éducation. J’ai alors tenté en parallèle de mon bac le concours d’orthophonie de Lyon (définitivement pas le meilleur choix pour être rassuré sur les épreuves) et le concours d’éducateur spécialisé à Valence. Tant pour l’un que pour l’autre, j’y suis allé sans avoir révisé quoi que ce soit, et évidemment, je me suis joliment vautré. Mais au moins ça m’a permis de cerner les attentes globales de ces deux professions, et j’ai pu prendre conscience de ma réelle motivation à devenir orthophoniste. Mais alors que la fin d’année de terminale approchait, les professeurs nous ont longuement parlé des écoles préparatoires littéraires, tant et si bien que je savais que je serais frustré si je ne les tentait pas. De plus, par mon naturel « pas très sûr de moi », j’avais peur, en rejoignant une prépa ortho (pour laquelle je n’avais d’ailleurs pas vraiment les moyens financiers), de me bloquer dans mes études supérieures : je ne savais pas si j’allais un jour réussir le concours d’orthophonie, et ces années en prépa ortho ne pouvaient pas être considérées comme des années d’étude si je souhaitais ensuite m’orienter vers un autre cursus.
J’ai donc été accepté en prépa littéraire (hypokhâgne) à Lyon. Je vous avouerai que je n’ai jamais autant travaillé que cette année-là, mais elle m’a apporté beaucoup de choses, des connaissances bien sûr, mais aussi une meilleure confiance en moi, ainsi que des amis qui me restent encore très chers. Les points négatifs ? 30h de cours par semaine, sans compter les colles orales et les disserts de 5-6h le samedi matin. En plus de cela, une moyenne de 30h de travail personnel, doublée pendant les vacances scolaires, et 3-4 livres à lire par semaine (je ne dirai pas cb pendant les vacances…). J’ai sacrifié mes activités extra-scolaires pour passer les quelques heures qu’il me restait à m’informer sur les concours d’orthophonie et à m’entraîner au niveau des tests psy et de logique. J’ai donc choisi de passer les concours de Lyon (facteur de proximité), de Toulouse (je ne sais plus vraiment pourquoi) et de Nancy (car on m’en avait parlé comme un concours « littéraire »). Grâce à certains professeurs en prépa qui ont su m’épauler et me soutenir, j’ai pu me rendre aux concours (car tolérance absence en prépa = 0), mais j’ai compris pour Lyon et pour Toulouse, en répondant aux QCM de culture générale, que je n’avais aucun moyen de réussite. Pour Nancy, par contre, la prépa m’avait fait développé mes capacités rédactionnelles (j’ai donc choisi la dissertation), et mes cours de français comme de latin m’ont été plus qu’utiles pour les questions de français le matin (ouah ça rime). En sortant du concours de Nancy, je me suis dit que, si j’avais une admissibilité, ce serait celle-ci. Et, à ma grande joie, j’y ai été admissible (à l’inverse de Lyon et Toulouse).
Les choses se gâtent à partir de ce moment-là (désolé pour ce pavé, j’offrirai des gâteaux à ceux qui ont tout lu). Au moment où j’ai eu le résultat de Nancy, j’entamais la phase « concours de fin d’année » en prépa, et je trouvais à peine le temps de dormir. Il s’est même trouvé que j’étais convoqué à l’oral le jour de mon concours de latin, et j’ai eu un nombre incalculable d’entretiens avec les professeurs et le directeur, pour pouvoir ne pas le passer sans être renvoyé. Bref, je n’ai rien pu préparer pour l’oral, même pas lire des témoignages ou quoi que ce soit. Je suis reparti à Nancy avec malgré tout une liste de petits conseils et exercices articulatoires fournis par une amie qui brillait en cours de théâtre (exercices que je pourrai vous communiquer, si ça vous intéresse), et le soutien ô combien précieux de mes amis et de ma famille. L’oral ne s’est pas mal passé, mais je ne peux pas dire que j’étais content de moi non plus. Aux résultats, j’étais si loin sur la liste complémentaire (27e) que je me suis résolu à ma défaite. Mais, petite ellipse, septembre 2016, après 2 jours de cours en deuxieme année de prépa (il faut croire que j’aimais souffrir), on m’a appelé pour venir rejoindre la promo de Nancy. 400km plus tard, après 2 jours intenses de démission administrative, déménagement, et réaménagement, j’ai donc rejoint le parcours d’orthophoniste.
En conclusion, si je peux vous donner des conseils, c’est de choisir les villes que vous passez en connaissance des attendues spécifiques et de vos capacités, de ne pas hésiter à décompresser et à réduire le stress d’une manière ou d’une autre, et de toujours croire en vous, car rien n’est joué d’avance, même si vous ne faites pas une prépa ortho !

Elisa, 20 ans

« Bonjour à tous ! Je m’appelle Elisa, j’ai 20 ans et je viens d’Alsace. J’ai la chance de faire partie des heureux étudiants de la promo 2016/2021 de Nancy (et l’année prochaine, c’est sûr, c’est votre tour!) et je suis là aujourd’hui pour vous partager mon expérience concernant le concours de Nancy.

J’ai préparé les concours d’orthophonie pendant deux ans, en choisissant un double-cursus de fac de psychologie + prépa concours à Lyon.
J’ai choisi le double-cursus afin d’avoir la psycho « au cas où », et aussi parce que j’étais persuadée que les cours de fac ne pourraient que m’aider pour le concours. De plus, je savais qu’il était possible d’obtenir des équivalences une fois arrivée en école d’ortho, ou au moins de gagner par la suite du temps dans les révisions de psycho. Côté fac, je fournissais le minimum de travail, mais j’allais à tous les cours. Le reste du temps était consacré à mon objectif : l’orthophonie.
La première année, j’ai passé beaucoup de temps à m’intéresser aux différentes épreuves de chaque ville pour choisir les concours qui me correspondaient le plus (je suis aussi restée longtemps figée devant les chiffres des taux de réussite, ce qu’il ne faut absolument pas faire haha).
La deuxième année, j’ai continué en L2 de psychologie, avec la prépa en ligne « e-orthophonie ». Je me suis mise au travail beaucoup plus tôt dans l’année parce que je connaissais mieux les spécificités des différents concours que j’avais passés ; ainsi que ma manière de travailler, mes points forts et mes points faibles. J’ai passé 8 concours cette année-là.

Le début de l’année était dédié aux révisions plus « globales ». Puis, avant chaque concours, j’organisais un planning de révision spécifique aux épreuves en question (et compatible avec mes horaires à la fac). J’avais donc bien veillé à ce que les concours soient assez espacés dans le temps.
Mon but était vraiment de cibler mes révisions. On connaît tous le niveau de difficulté des concours, et on sait pertinemment qu’on ne saura pas répondre à tout, alors autant maximiser ses chances et privilégier la qualité des infos plutôt que la quantité.
Pour Nancy, j’ai beaucoup révisé mes fiches de français bien sûr, en particulier le vocabulaire, les homonymes et paronymes, niveaux de langue, expressions, verbes difficiles… J’ai aussi refait mes exercices de tests psychotechniques. Et j’ai revu la méthodologie des épreuves rédactionnelles proposées à Nancy, à savoir le résumé, la dissertation ou le commentaire (au choix).
Les cours de psychologie me permettaient d’acquérir des connaissances (culture générale et biologie) et d’apprendre à rédiger, tout en sortant des matières de pure « prépa ». Il est important de garder des occupations et d’accorder à son cerveau des temps de repos, en ne perdant pas de vue l’objectif final. Il est aussi essentiel d’être bien entouré (rien ne vaut l’amour et le soutien de sa coloc, son copain, sa famille… je suis certaine que ça peut faire la différence).

Le concours de Nancy se déroule sur toute la journée, il y a donc suffisamment de temps pour terminer les épreuves contrairement à d’autres concours (ne pas traîner quand même pour les épreuves rédactionnelles). Comme ce n’est pas des qcm, je vous conseille d’essayer de répondre un maximum, et aussi de bien lire les énoncés (qui peuvent subtilement changer d’un exercice à l’autre). Le concours de Nancy était celui que je pensais avoir raté, et pourtant… Ne vous fiez pas à votre ressenti, croyez en vous et donnez tout jusqu’à la fin de la journée, et ensuite n’y pensez plus (et n’en parlez pas entre vous… « t’as mis quoi à la question 19b ? »).
Il vous reste encore du temps : d’ici là restez motivé, croyez en vous, ça en vaut la peine… et je ne peux que vous souhaiter cette belle réussite. On se voit le 6 avril ! »

Maëlle, 19 ans

« Bonjour à tous ! Quand on m’a proposé de témoigner sur mon parcours, j’ai tout de suite accepté ! L’année dernière, dans mes moments de doute (ou de pause), j’adorais lire et me retrouver dans les différents témoignages. C’est rassurant !

Alors, je vais commencer par me présenter : je m’appelle Maëlle, j’ai 20 ans et je suis bretonne.
Après mon bac S et mon année de PACES, j’ai décidé de me lancer dans les concours d’orthophonie ! Pour cela, j’ai choisi de suivre les cours d’une prépa sur Rennes. En effet, je pense que se lancer seul est assez compliqué, en termes d’organisation, de rythme mais aussi pour cerner les connaissances qui sont demandées dans les concours. En plus, la prépa permet aussi d’être très souvent entraîné et corrigé sur les épreuves rédactionnelles et orales. Et puis, la prépa permet de rencontrer pas mal de personnes (surtt des filles je vous l’accorde!^^) et ca vous permet de vous organiser et de faire les nombreux voyages à plusieurs !

Ensuite, vient le choix du nombre et du type de concours. J’ai choisi mes concours en fonction de leur contenu et leur date (et non en fonction du lieu). Pour moi, il est très important dans cette année de concours de cibler assez rapidement ses forces et ses faiblesses et de savoir en jouer !
Au final, j’ai passé 11 concours, plutôt scientifiques (si on considère que les concours ortho sont scientifiques!^^). J’ai aussi fait très attention à ne pas avoir deux concours à la suite, parce que j’avais peur de ne pas être capable de passer des modalités d’un concours à un autre en si peu de temps (certains concours sont très différents dans les modalités : temps, type de rédaction, type de réponse, ..).

Dans ma prépa, on avait environ 27 heures de cours par semaine (dont les concours blancs), et je pense que je travaillais environ 2h en plus le soir, et 5h le samedi et le dimanche ; mais c’est une moyenne ! J’ai essayé selon les périodes de garder deux séances de sport par semaine pour ma petite bouffée d’oxygène, c’était important !!

Pour préparer plus spécifiquement le concours de Nancy, j’ai bcp travaillé avec les annales, et ca vaut le coup parce que les exos se ressemblent d’une année sur l’autre. Le jour du concours de Nancy, j’étais très stressée à cause de la grève de bus, mais l’organisation du concours avait prévu des navettes et a attendu près d’un quart d’heure les retardataires.
Contrairement à d’autres villes, le temps n’est pas un problème à Nancy, la plupart des candidats finissent largement en avance, mais c’est normal. A cause du plan vigipirate, on n’a pas eu le droit de sortir du parc expo le midi, et je pense que ce sera la même chose cette année, donc n’oubliez pas votre pique-nique (même si les formidables ortho que nous sommes vendrons sûrement des gâteaux le midi!). L’après-midi, j’ai choisi la dissertation, mais tous les sujets étaient abordables.

Quand la période des résultats arrive, les échecs se suivent et se ressemblent, mais c’est justement à ce moment qu’il faut garder la motivation !! A chaque concours, tout est remis à zéro ! Au moment des résultats écrits de Nancy, j’avais déjà dû faire face à 5-6 échecs, je n’y croyais plus .. mais la surprise est encore plus belle ! Alors on garde espoir, on continue de bosser jusqu’au dernier concours !!

Mais attention ! N’oubliez pas de bien vous informer aussi sur le contenu des études ! J’ai moi même été surprise par le niveau en science qui est demandé !
Alors pour cette année compliquée, je vous souhaite beaucoup de réussite, rien n’est infaisable, il suffit juste de se donner les moyens de ses ambitions ! »

Justine, 22 ans

« J’ai 22 ans et suis originaire de Lorraine.

Suite à un bac littéraire je suis allée en faculté de psychologie où je n’avais encore qu’une idée vague de l’orthophonie. C’est durant un cours de psychologie linguistique que j’ai eu le déclic. Je me suis alors renseignée et j’ai pris la décision de préparer le concours de Nancy seule pendant les vacances d’été (car en 2013, le concours était en septembre !).
Je l’ai évidemment loupé, mais au moins, j’en connaissais la difficulté et la charge de travail nécessaire.
J’ai commencé ma 2ème année de psycho avec le souhait d’intégrer une préparation adaptée pendant le mois de juin. Mais CATASTROPHE, le concours a été décalé à avril…. J’ai pris la lourde décision d’arrêter mes études, et j’ai pu intégrer une formule de prépa en cours de route… Je n’y croyais pas, c’était trop précipité, je n’ai pas eu mon 2ème concours. Je vous passe les détails de mon moral… Je suis quelqu’un d’assez fataliste. J’ai eu beaucoup de mal en me reprendre en main, c’était vraiment une sale période !
Mes proches m’ont remise sur les rails. J’ai réintégré la prépa en septembre. Là… Je me suis séparée de mon petit ami… C’était catastrophique, j’étais déprimée comme jamais. La charge de travail était très dense. J’ai failli tout laissé tomber. J’ai alors loupé Nantes, Strasbourg, Bordeaux et Nancy. Je n’ai jamais autant pleuré que cette année là…

Mais n’ayant que ça en tête: ENTRER A L’ÉCOLE, je ne pouvais pas abandonner, pas après tout l’investissement financier, moral etc. Sauf que, pas moyen de retourner en prépa, je m’étais promise de ne plus y remettre les pieds !
Alors j’ai effectué un service civique en collège. C’était génial ! (si vous souhaitez des détails je serais ravie de vous raconter) J’ai pu travailler à côté, de façon plus optimale.
Cela m’a revalorisée, je me sentais beaucoup mieux, ça m’a vraiment permis de voir que ce métier était fait pour moi. ET DONC, pas de miracle: je suis aujourd’hui à l’école !

J’aurais pu vous en dire encore beaucoup plus. Je ne suis ni un modèle d’organisation du travail, ni d’optimisme. C’est grâce à ma volonté et l’aide de mes proches qui n’ont rien lâchés malgré mes humeurs, que je suis ici.

J’étais venue très souriante à l’écrit comme à l’oral. Le sourire est un très bon anti-stress sachez-le ! J’avais également une playslist « concours » pour me donner la pêche !
Haut les cœurs, nous sommes tous très différents mais si on sait ce que l’on veut, on y parvient ! »

 

Julie, 19 ans

« L’orthophonie s’est imposée à moi assez tardivement, vers la classe de Terminale. À cette époque on m’a conseillé de tenter au moins un concours en terminale pour me faire une idée de la forme des concours (pas bête !). Étant originaire de Nancy, j’ai donc passé le concours de Nancy. Évidemment je me suis présentée un peu comme une touriste, en ayant survolé les annales assez rapidement et sans réelle préparation. Et sans grande surprise je ne l’ai pas décroché. (Mais j’ai été un peu énervée contre moi-même de ne pas avoir plus bossé parce que je me suis rendu compte qu’il ressemblait vraiment aux concours des années passées et qu’il était plutôt accessible). Je décide donc de m’inscrire en prépa (toujours à Nancy) car comme je suis une personne très évasive, je sais que j’avais besoin qu’on me pousse dans mon travail. Cette prépa proposait une formation plutôt axée sur le concours de Nancy, on passait beaucoup de temps à rédiger, à travailler sur des exercices ayant la forme de ceux proposés à Nancy … Au début j’ai eu beaucoup de mal à me mettre dans le rythme de travail de la prépa, j’avais l’impression que mes apprentissages ne servaient à rien, et quand je faisais des annales je ne réussissais pas le quart des exercices (et c’est normal). Je m’imposais un rythme de travail trop important et la fatigue prenait le dessus. Puis je me suis permis quelques pauses et même si certains pensent que pour avoir un concours il faut bachoter toute l’année, je pense au contraire que les pauses font toute la différence. Le moral avait cependant des fois du mal à suivre. J’alternais entre des phases de doute complet, et des phases où je me disais que finalement c’était peut-être possible que j’en décroche un (et mes amies de prépa étaient pareil, c’était important qu’on se soutienne mutuellement). À l’approche du concours de Nancy, j’ai commencé à revoir toutes les annales sans arrêt car je savais que les mêmes exercices revenaient souvent. Enfin, le jour du concours de Nancy arrive. J’avais déjà passé plusieurs concours entre temps, et j’avais déjà eu plusieurs résultats négatifs. Je n’étais donc pas très très confiante. L’ambiance à Nancy m’a plu (en comparaison à certains autres concours), on avait été très bien accueillies par les élèves en 1A et elles nous ont vraiment donné envie de tout donner pour intégrer l’école de Nancy. Le concours commence, je me souviens que j’étais complètement déprimée à ce moment car aucun exercice (ou peut-être un seul) n’était similaire à ceux des années précédentes. Il faut savoir qu’à Nancy il faut rédiger les réponses, on ne peut donc pas compter sur la chance (ce qui est un réel avantage pour certains et un désavantage pour d’autres). Je me suis dit à ce moment que ce n’allait pas être grâce au français que j’allais obtenir mon concours. Je misais beaucoup sur l’épreuve de raisonnement à Nancy, j’aimais beaucoup cette matière et cette année l’épreuve était assez simple, les exercices sont souvent du même type, il suffisait d’avoir bien bossé les annales pour réussir cette épreuve. À midi, on a une pause pour manger (et aussi pour réaliser qu’en comparaison à d’autres vous avez encore plus raté que ce que vous croyiez). J’ai beaucoup écouté ce que les autres ont trouvé sur certains exercices (grave erreur !), on a recherché les réponses sur certains trucs dont on n’était pas d’accord (encore une grave erreur !) et j’avais l’impression que tout le monde avait réussi sauf moi. L’après-midi vient l’épreuve d’expression écrite. Je n’étais pas du tout motivée car comme je pensais avoir raté les épreuves du matin, j’avais l’impression que rédiger pendant 3h allait être complètement inutile (car Nancy ne corrige pas l’expression écrite pour ceux qui n’ont pas passé le français et le raisonnement). Mais il ne faut jamais baisser les bras et je me suis dit que peut-être j’allais quand même être corrigée l’après-midi. (Comme dirait Jean-Claude Duss : si tu veux un conseil, oublie que t’as aucune chance, on sait jamais sur un malentendu ça peut marcher) Et donc j’ai quand même fait mon maximum, je me suis donné à fond, et pour une fois, je n’étais pas trop mécontente de ce que j’avais fait (je déteste pourtant l’expression écrite !!). L’épreuve d’expression écrite consiste en des questions sur un texte, puis, vous avez le choix entre un résumé, un commentaire de texte ou une dissertation. On déconseille souvent de faire le résumé si on ne le maîtrise pas car la plupart des candidats le prennent et il est donc plus difficile de se démarquer. Et comme j’étais assez nulle en résumé, j’ai pris la dissertation. Il n’y a pas de culture générale à Nancy, mais dans une dissertation, c’est le moment de montrer que vous savez de quoi vous parlez. À la fin de l’épreuve j’étais un peu plus confiante que pour les épreuves de la matinée mais globalement ce n’est pas le concours que j’ai le mieux réussi. Mais dites vous que cela ne veut absolument rien dire car au final j’ai quand même été admissible à Nancy, et je suis aujourd’hui en école à Nancy. On m’a longtemps dit que je n’avais pas les capacités de décrocher un concours, au lycée mes profs ne croyaient pas vraiment en moi à cause de mes moyennes très « moyennes », mais dites-vous que c’est la motivation qui fait tout et que malgré tout ce qu’on a pu me dire j’ai réussi à avoir 4 admissibilités et 2 concours au final. Donc foncez, ne doutez pas de vous-même et n’écoutez pas les autres ! Chaque année certains décrochent un concours, pourquoi pas vous ? »

Marie, 21 ans

« Bonjour à toutes et à tous (s’il y a un peu de gent masculine à l’horizon) ! Je m’appelle Marie et j’ai 21 ans. Ayant passé le concours de Nancy deux ans de suite, je me suis dit que mon témoignage pourrait servir à certains! On va commencer par les écrits et nous nous retrouverons sans doute plus tard pour l’oral ahah L’écrit de Nancy est assez particulier parce qu’il faut rédiger toutes les réponses (contrairement à la majorité des écrits qui sont en QCM). Personnellement, je n’ai pas passé toutes les villes et c’est le seul que j’ai rencontré qui soit sous ce format. J’ai trouvé que ce modèle pouvait être un avantage parce qu’il laisse plus de possibilités. Dans un QCM les réponses attendues ne peuvent pas vraiment varier alors que, à partir du moment où on doit rédiger, il y a forcément différentes formulations qui seront acceptées. Je ne sais pas vous, mais moi, ça me donnait confiance! C’est un concours sur une journée entière, avec épreuves de grammaire/orthographe et tests psy le matin, puis rédaction l’après-midi. Pour la rédaction il y a des questions de corpus au début puis une épreuve rédactionnelle (au choix : résumé, commentaire ou discussion). Je suis Team Résumé à fond alors je ne pourrai pas beaucoup vous aider pour les deux autres, mais en tout cas le résumé est faisable sans souci. Je n’ai jamais été prise par le temps (mais je ne fais pas de brouillon pour les questions de corpus alors méfiance pour ceux qui pourraient le faire, ça prend forcément du temps en plus). En ce qui concerne les épreuves du matin, elles ne sont pas insurmontables. Les connaissances en grammaire etc. sont assez basiques, dans mon souvenir. Ils demandent souvent de reformuler des phrases dans un autre registre (plus soutenu par exemple), ou de recopier et corriger des phrases si on estime qu’elles sont incorrectes. Il y a aussi eu des questions sur les expressions parfois alors n’hésitez pas à y jeter un oeil (le fameux rocher de Sisyphe et ses petits camarades, n’est-ce pas!). Pour finir, les tests psy… ce n’est pas ma tasse de thé mais c’est faisable. Pour ceux qui auraient connu ceux de… allez au hasard -> Nantes (au hasard heeeeeein), ça paraîtra moins violent ! Mais bon, ça mérite de s’y préparer quand même pour ceux qui sont pas trop matheux, comme moi. C’est souvent des exercices de logique ou des problèmes. Il faut surtout gérer son temps dans l’épreuve pour avoir le temps de s’y attarder un peu, parce que tout est sur le même sujet (grammaire et maths). Ce que j’ai retenu de ces deux écrits à Nancy, c’est surtout qu’il ne faut rien lâcher! C’est un concours qui m’a semblé bien moins dur que d’autres, mais il faut justement tout donner pour gratter le plus de points possible!! (Parce que si ça vous paraît relativement simple, il y a des chances que ce soit pareil pour les autres, donc chaque point compte). Ah oui aussi : certaines consignes m’ont parfois parues un peu obscures (absconses, oui oui), genre la 1è année où je l’ai passé surtout. Il y avait un exercice que je ne comprenais absolument pas au début, alors je l’ai laissé pour la fin. Je me souviens d’avoir parlé avec des amis à la pause de midi, et ils avaient aussi eu du mal à comprendre tout de suite ce qui était attendu dans cet exercice (la présentation de l’espace dédié aux réponses nous avait un peu embrouillés aussi je crois). Bref, j’ai fait TOUT ce que j’avais à faire d’autre puis j’ai pris tout le temps qu’il me restait pour tourner cette consigne dans tous les sens possibles et j’ai fini par comprendre (d’ailleurs c’était tout con). Donc : on s’accroche jusqu’aux dernières secondes de l’épreuve s’il le faut (mais vous le savez déjà) parce qu’on peut toujours avoir une illumination !! Surtout que les choses demandées à Nancy sont très rarement compliquées et c’est dommage de renoncer à des points potentiels. A Nancy, je pense qu’il vaut toujours mieux écrire quelque chose que laisser un blanc. Sur un malentendu, ça peut toujours passer. Sinon, l’organisation de la journée est un peu comme partout ailleurs. On nous fait entrer en vérifiant les cartes d’identité et compagnie (il me semble qu’ils vérifiaient les sacs aussi l’année dernière), puis on va trouver sa place et s’installer. Le midi, il vaut mieux prévoir à manger parce que le Parc des Expo est loin d’un endroit où on pourrait acheter un repas. Mais en cas de besoin, il y a toujours les charmantes étudiantes en ortho, fidèles au poste, qui sont là pour vous nourrir (gateaux, chips, boissons, bonbons, y en a pour tous les goûts) !! Pour conclure, je dirai que, même si ça reste une journée un peu stressante, j’ai un bon souvenir de mes deux expériences aux écrits de Nancy (toutes les villes ne peuvent pas se vanter de m’avoir laissé ce souvenir ahah). Pensez à vous habiller un peu chaudement parce qu’il peut faire frais dans la salle et emmenez une montreeeeee! (aucun souvenir d’avoir vu une horloge là-bas..) Préparez-vous bien, annales de Nancy à l’appui, et vous pourrez venir l’esprit tranquille ! Courage à tous!! Marie M. »