Oraux 2015

Chers candidats voilà pour vous

Quelques témoignages sur les oraux de 2015 !

Bonne lecture ! 

Et n’hésitez pas à revenir faire un tour car d’autres viendront

Sur le site mais aussi sur la page Facebook du concours !

A très vite

Un nouveau témoignage ! Cette fois c’est celui de Floriane, bonne lecture !

« Après l’écrit, l’oral, passage obligatoire dans toutes les écoles. Mais l’oral de Nancy est comme son écrit, un peu différent de celui des autres villes. Déjà je tiens à vous rassurer, l’oral de Nancy n’est sûrement pas le plus cruel des oraux d’après ce que j’ai pu entendre !
En 2015 on était 120 convoqués pour l’oral début juin, répartis en quatre groupes de 40 sur quatre jours. Première bonne nouvelle, le nombre de désistements : l’année dernière il y a eu environ 40 absents car de nombreux résultats d’autres villes étaient déjà tombés.
C’est comme ça que je suis arrivée la veille de mon oral le mercredi à Nancy. L’oral se déroule à la fac de médecine dans un bâtiment proche de celui où les orthos sont en cours. C’est toujours bien d’aller répérer la veille le bâtiment que l’on trouve assez facilement. D’ailleurs il a quelques hôtels juste à côté de la fac à 5 minutes à pieds ce qui peut être rassurant !
Après une nuit plus ou moins courte on a tous rendez-vous, nous les quarante personnes du groupe du jeudi, à la même heure. Tous les candidats entrent dans une salle de cours, on s’installent côté à côte à des tables où on nous distribue une feuille de présentation et de motivations. J’ai dû inscrire mon nom, prénom, âge, ainsi que mon cursus et mes expériences professionnelles. Puis en bas de page un tableau était dédié à nos motivations. J’avais peur de marquer la même chose que tout le monde, ce qui a peut être été le cas, mais à aucun moment je suis revenue dessus durant l’oral qui a suivi.
Puis on nous donne notre ordre de passage pour les jurys. Ah oui parce qu’à Nancy on n’a pas un oral mais trois petits oraux ! On se retrouve par petits groupes à attendre successivement devant les trois salles avec notre feuille de présentation à la main. À ce moment là l’effet de groupe fait qu’on se détend un peu.

Je suis passée assez rapidement devant un jury constituée de deux femmes souriantes qui m’ont fait répéter une phrase dans l’ordre puis en partant du dernier mot. J’ai dû donner la double signification d’une phrase, (un exercice qui ressemblait à un qu’on avait eu à l’écrit). Puis elles m’ont demandé si je pensais avoir l’esprit grégaire (hop on vérifie si tu te souviens de la définition au passage). Et j’ai pioché un papier avec une phrase inscrite dessus. Je crois que la phrase parlait de l’effet de la solitude qu’un homme pouvait avoir dans un groupe. Elles m’ont demandé ce que cette phrase m’évoquait, je me souviens avoir parlé de la place de la communication dans un groupe, et donc du langage. Cette phrase a servi d’amorce à une discussion avec le jury qui rebondit sur ce que l’on dit sans chercher à nous piéger. J’ai eu l’impression que le jury voulait observer notre posture, notre manière de s’exprimer et notre capacité à dialoguer.

Deuxième round, je passe devant le jury lecture composé de trois femmes, qui m’a paru moins souriant que le précédent mais bon après tout ils ne sont pas là pour être nos copains donc pas de panique. Le jury m’a fait écouté plusieurs phrases que j’ai dû répéter. Il fallait être le plus fidèle possible à ce qu’on l’on entendait. Chaque énoncé était différent, il y avait la voix d’un enfant qui butait sur les mots, puis celle d’une femme, etc.
Ensuite j’ai lu un texte qui ressemblait à un article de journal. Je me suis levée pour lire en mettant des intonations tels un journaliste qui serait interviewé. Puis j’ai dû lire un livre pour enfant, alors je me suis rassise. Je ne savais pas si je devais imaginer l’enfant et faire semblant de le regarder ou juste prendre une intonation adéquate en lisant. Alors j’ai fait un mélange des deux : j’ai lu comme à un enfant de 5/6 ans en insistant sur certains mots et en faisant mine de lui en expliquer quelques uns pour rendre l’histoire plus « vivante ». Vers la fin j’ai regardé le jury comme si c’était l’enfant à qui je faisais la lecture. Je n’ai pas eu le temps de me demander si j’avais été convainquante que ce deuxième oral était déjà fini.

Me voilà devant le troisième et dernier jury après 45 minutes d’attente à me demander comment j’aurais pu me démarquer des autres jusque là. Enfin je suis appelée et je me retrouve devant un jury composé de trois personnes (un homme et deux femmes) plutôt souriants. Le jury m’a demandé de lire le passage d’un livre en m’indiquant qu’ils me faisaient lire uniquement pour pouvoir vérifier mon articulation. Puis le jury a regardé la feuille que j’avais remplie au début de la matinée pour établir un dialogue en me posant quelques questions par rapport à mes expériences professionnelles. Cet entretien se termine pour tous les candidats par une rapide observation de notre bouche et de notre langue par l’un des membres du jury.

Et voilà l’oral était déjà fini ! La durée d’attente entre chaque jury dépend pour chaque candidat. J’ai passé les deux premiers oraux en l’espace de trente minutes alors que j’ai attendu trois quarts d’heure avant de passer avec le dernier jury.
L’oral de Nancy se termine par une rapide consultation à l’hôpital l’après-midi pour une vérification de notre vue et de notre audition (chaque consultation n’a duré qu’une minute ou deux donc il n’y a pas d’inquiétude à avoir on ne nous soumet pas à une batterie de tests !)

J’espère avoir été le plus claire possible sur le concours de notre petite ville de Nancy. Les différents témoignages des anciennes candidates devraient vous donner une idée assez représentative du concours. Je vous souhaite bon courage pour la suite, ce concours n’est pas impossible à avoir, on ne le répète jamais assez en période de révisions ! »

Et voilà le témoignage de Camille !

« Mon oral à Nancy s’est déroulé de la manière suivante : le matin, il a fallu arriver à 7h45. On nous a fait remplir une feuille avec nos coordonnées, nos loisirs, nos motivations (dans un cadre de 7cm sur 20cm). Comme les dernières années l’épreuve était divisée en trois jurys. Chaque passage a duré environ 5 min. Le temps d’attente entre deux jury était variable (de 5min à 1h). Cependant, les candidates sont solidaires, nous avons formé des groupes devant les salles d’examens où nous discutions et échangions sur notre parcours en dégustant des gâteaux faits par les premières années d’ortho (qui discutaient aussi avec nous). Le jury 1 (surnommé affectueusement le jury articulation) était composé de 3 médecins (2 femmes et un homme). Ils m’ont posé des questions dont les réponses importaient peu : ce qui compte c’est notre manière de nous exprimer, d’articuler, d’avoir une déglutition correcte…). Tout d’abord ils m’ont fait lire l’extrait d’un roman qui évoquait les difficultés d’un élèves et d’un de ses parents à le faire assimiler ses leçons. Une fois la lecture achevée ils n’ont rien ajouté. Ensuite ils m’ont posé quelques questions plus ou moins anodines. Ils m’ont demandé : -Ce que j’avais fait la veille (un trajet en voiture). -Combien de temps cela avait duré. (j’ai répondu 8h mais que ce n’étais pas contraignant car j’étais accompagnée pour qu’on se relaie pour conduire et que l’on avait occupé notre trajet en discutant, en écoutant de la musique et en chantant. Ils ont eu l’air d’apprécier). -Nancy, est l’école la plus loin de chez vous parmi les concours que vous avez passés, n’est pas trop éloigné de chez vous ? (Non. Ville bien desservie, dynamique, agréable, école ancienne est très compétente, je ne vis plus chez mes parents depuis 1an.) -Vous avez visité la ville ? (Oui, et je prolonge mon séjour pour explorer les alentours). -Vous êtes enrhumée ? (oui, ou allergique, j’ai un rendez-vous prochainement chez le médecin pour éclairer cela). Ensuite l’homme s’est levé, il a inspecté ma bouche sans ménagement (dents serrées, langue vers la gauche, vers la droite…) et c’était fini. Le jury 2 était supposé être le jury de motivation, il était composé de deux femmes. C’est en cela que le concours diffère des autres années, je n’ai pas pu évoquer quoi que ce soit en rapport avec mon projet professionnel. Ils m’ont demandé de donner les deux sens de la phrase « J’ai rangé les chaises et les tables vertes ». (seules les tables sont vertes, les chaises et les tables sont vertes) Ils m’ont demandé de répéter une phrase assez longue. « Pour faire de la confiture, j’ai épluché des mirabelles, puis j’ai fais cuire du sucre à la casserole. » et elles m’ont demander d’utiliser la même phrase mais en commençant par « avant de… ». Ensuite elles m’ont demandé  » Vous êtes de l’académie de Caen, vous avez tenté l’école de Caen, vous l’avez eue ? » (Non.) Puis elles m’ont demandé de discuter sur une phrase sur le bonheur et les biens de consommations (je ne me souviens plus mais c’est un médecin qui disait cela à ses patients). Je leur ai expliqué que la recherche permanente de biens et la frustration qu’induisaient l’impossibilité de tout posséder étaient épuisantes pour l’homme et nuisaient à leur bien être. Mais que malgré tout la publicité utilisaient le bonheur au centre de ses arguments pour vendre ses produits. Elles m’ont demandé ce que je pensais de l’augmentation des livres de développement personnel dans les rayons des grandes surfaces et dans les librairies. Enfin elles m’ont demandé de leur définir ma vision du bonheur. Le jury 3 était composé de deux femmes. Elles m’ont fait lire un article sur le burn-out comme à un adulte. Une histoire pour des enfants (maximum 3 ans), sur le vent qui souffle. Enfin, elles m’ont fait écouter trois phrases, deux fois. La première était énoncée par un enfant, l’autre par une femme et la dernière par un homme. Je devais les reproduire de la manière la plus fidèle possible. »

Cette fois c’est Anne qui nous fait part de son témoignage :

« Comme l’année précédente, en juin 2015, toutes les filles convoquées ont été séparées en 3 groupes (car 3 jury successifs donc on ne les passe pas toutes dans le même ordre).
A notre arrivée, nous avons été dans une salle pour compléter un formulaire sur lequel nous avons du inscrire notre parcours scolaire et/ou professionnel, et répondre à une question sur nos motivations. Ce formulaire a servi aux 3 entretiens.

Ensuite nous avons fait la queue pour les jury :
• un jury (composé de 3 personnes) pour vérifier la phonation et la déglutition (ils ont commencé par qq questions très générales (âge, parcours) et puis la lecture d’un petit texte. S’ils ont un doute sur la déglutition, ils font boire un verre d’eau à la candidate. (ce qui n’a pas été mon cas, puisque heureusement je m’étais fait rééduquer en cours d’année) Ils ont vérifié aussi le frein de langue.
• un jury d’entretien de motivation (composé de 2 personnes) : cet entretien consiste en quelques questions générales (âge, parcours…) et puis on m’a demandé quelle avait été ma dernière lecture. J’ai parlé des “yeux jaunes des crocodiles” d’Agnès Pancol, et il a fallu raconter l’histoire. J’en ai profité pour faire un parallèle avec ma propre histoire et ainsi montrer ma motivation. Ensuite, j’ai du piocher dans un tas une phrase qui se voulait philosophique. C’était qq chose du genre : « il est indispensable d’avoir un idéal pour avancer dans la vie”..… c’était bcp mieux exprimé.… mais j’ai oublié ☹ J’ai eu très peu de temps pour m’exprimer. Je suis ressortie de cet entretien au bout d’à peine 10 min, très frustrée de ne pas avoir pu exposer toutes mes motivations.
• un jury d’évaluation de la lecture, prononciation, ton ? : un texte sur l’Ukraine avec des mots difficiles à prononcer, un livre pour enfant (avec le ton), et on nous a fait écouter 3 phrases qu’il a fallu répéter à l’identique avec les hésitations, les bégaiements.

ça c’était pour le matin, l’après-midi, nous avions RDV au service ORL du CHU de Brabois (juste à côté de la faculté de médecine).
Nous avons eu un examen de l’audition et un autre de la vue (très basique… le plus dur ce fut l’attente !) »

Et voilà un autre petit témoignage ! Celui ci est de Céline :

« Nancy – mardi 9 juin 2015
Les épreuves orales du concours de Nancy se déroulent sur une matinée. Nous sommes tous convoqués à 7h45 à la faculté de médecine de Nancy.
A mon arrivée, j’ai présenté ma convocation et on m’a attribué un ordre de passage des 3 différents jurys (je devrai d’abord passer le 1, puis le 2 et enfin le 3). J’ai ensuite renseigné la fiche qui nous a été donnée : nom, prénom, adresse, année d’obtention du baccalauréat, autres années d’études ; activités socio-culturelles, activités sportives, avez-vous le BAFA ? ; Avez-vous passé d’autres concours ? Lesquels ? Depuis quand voulez-vous être orthophoniste ? Vous êtes-vous renseigné à propos de la profession ?
Puis nous avions un cadre vide dans lequel j’ai pu exprimer mes différentes motivations.
Ensuite, je me suis dirigée vers le 1er jury.
• Jury 1 : Voix et articulation (environ 5 minutes). Il était formé d’un ORL, d’une psychiatre et d’une orthophoniste. J’ai dû lire un extrait de roman (environ une page et demie) puis on m’a posé différentes questions. Aimez-vous le cinéma ? Quel était votre résultat au concours l’année dernière ? Quel genre de livre aimez-vous lire ? Puis l’ORL m’a examiné la bouche.
• Jury 2 : Maîtrise de la langue aspect expressif (environ 10 minutes). Il était formé de la directrice de l’école et d’une psychologue. J’ai dû expliquer une phrase ambiguë « le peintre peint la nuit » et commencer une phrase que l’on m’avait donnée oralement par « avant que ». Ensuite j’ai lu un court extrait à propos des « chasseurs de tabac » et j’ai dû donner mon avis. Après cela, elles m’ont demandé en quoi les sciences du langage m’avaient servi.
• Jury 3 : Maîtrise de la langue, aspect perceptif (environ 5 minutes). Il était formé de trois femmes dont je ne connais pas la profession. J’ai tout d’abord lu un article de l’Express à propos du burn-out, puis un livre pour enfant dans lequel on devait imiter le bruit du vent. Enfin, on m’a fait écouter trois phrases que j’ai répétées en respectant l’intonation de celui qui les disait (enfant, femme, homme).
Mon ressenti : j’étais dans un bon état d’esprit et la présence des étudiantes en école d’orthophonie lors de l’attente entre deux jurys m’a vraiment permis d’être moins stressée. J’étais satisfaite de mes différentes lectures et n’avais pas trop d’avis sur le reste de mes prestations.
A 14h, nous étions convoqués au bâtiment du service ORL de l’hôpital de Brabois pour passer différents tests très rapides. Le premier était consacré à la vue (lecture de lettres, suivi d’un objet sans bouger la tête) et le deuxième à l’audition. »

Le deuxième témoignage des oraux débarque !

C’est Ségolène qui nous fait part de son aventure :

« 120 personnes étaient convoquées à l’oral, environ 84 se sont présentées, à l’issu de cet oral 40 personnes sont admises.
Les oraux se déroulent sur 4 jours, 30 personnes sont convoquées chaque jour, puis le verdict tombe trois jours plus tard.
Lorsque nous arrivons il faut remplir une feuille, n’oubliez pas d’apporter une photo d’identité (adresse, cursus scolaire, professionnel (expériences professionnelles), autres concours passés, activités extrascolaires (sports, socio-culturel), depuis quand voulez-vous être orthophoniste, en 6 points pourquoi vouloir devenir orthophoniste), nous devons ensuite donner cette feuille au dernier jury avec lequel nous passons. Nous passons environ 10 minutes, parfois moins, avec chaque jury.

Jury 1 : (70 points) Ce jury était constitué d’un phoniatre, d’une orl et d’une orthophoniste.
– Contrôle de la qualité́ de la voix (10 points – coefficient 3).
– Contrôle de la qualité́ de l’articulation (10 points – coefficient 4).
Ils m’ont donné un livre, j’ai dû lire un passage avec la bouche bien en évidence, puis ils m’ont questionnée sur tout et n’importe quoi (ils font attention à notre prosodie, notre articulation, la place de notre langue… ils ne font pas vraiment attention à ce que l’on dit), et enfin le phoniatre, à l’aide de deux bâtons, a observé ma bouche (dentition et langue qu’on doit bouger dans tous les sens).

Jury 2 : (80 points) Ce jury était composé de la directrice de l’école et d’une psychologue.
– Évaluation des aptitudes psychologiques et d’argumentation impliquées dans la communication orale et favorables à l’acquisition des connaissances, et aptitudes conduisant aux compétences professionnelles des orthophonistes : entretien avec les membres du jury (10 points / coefficient 5).
– Évaluation de la mémoire verbale, de la maîtrise de la langue à l’oral (transmission de messages, transposition de phrases complexes en phrases simples, registres de langue) (10 points / coefficient 3).
Exercices : phrase à double sens (« C’est le titre du livre que j’ai perdu » : soit c’est le titre, soit c’est le livre que j’ai perdu), phrase à remanier (le canapé […] sur lequel est posé un coussin de velours gris, je ne me souviens plus bien de la phrase ; il fallait d’abord répéter la phrase puis le jury disait : « un coussin… » et il fallait compléter en remaniant la phrase), papier à piocher : citation sur la mixité fille-garçon, mêmes goûts, besoins, éducation… à commenter puis deux questions sur la feuille remplie au début, vraiment pas de questions sur les motivations, jury très agréable.

Jury 3 : (50 points) Ce jury était un peu froid, nous lisons et nous partons sans échanger un mot.
– Évaluation de la qualité́ de la lecture (sans préparation) d’un texte. Cette épreuve permet d’apprécier la qualité́ de l’acte de lecture (élocution, débit, rythme, mise en relief et segmentation) (10 points / coefficient 3).
– Évaluation de la perception et de la production des schémas rythmiques, intonatifs (courbes mélodiques des énoncés) et expressifs (insistance sur certains segments de phrases) (10 points / coefficient 2).
Exercices : lecture d’un texte sur l’Ukraine avec mots ukrainiens assez difficiles, lecture d’un petit livre d’enfant (papi-dadet), puis trois phrases (enfant, femme et homme) nous devions restituer le plus fidèlement possible chaque phrase une par une après deux écoutes (nous avions le papier avec les phrases écrites sous les yeux ; nous écoutons deux fois la phrase de l’enfant puis à l’aide du papier nous restituons la phrase le plus fidèlement possible (même prosodie, achoppements…), puis nous écoutons deux fois la phrase de la femme etc.)

La visite à l’hôpital : test de l’audition avec vibration d’un diapason puis l’orl chuchote des mots derrière une feuille, ensuite nous passons un test de la vue, test habituel avec lecture de lettres de plus en plus petites (il demande au début si nous portons des lunettes).

Conclusion : Oral très agréable, bonne entente parmi les filles, étudiantes présentes pour parler, comme nous étions 30 à être convoqué(e)s en même temps nous discutions beaucoup et il n’y avait relativement pas de stress. Maintenant à vous de jouer, bon courage ! »

C’est Lisa qui répond à vos premières interrogations :

« A Nancy, on passe trois épreuves le matin. Avant celles-ci, il faut remplir un questionnaire pour se présenter et inscrire nos motivations pour le métier d’orthophoniste. Il faut en écrire le plus possible car le jury ne nous en parle pas vraiment durant les entretiens, on ne peut donc pas vraiment « se vendre ». J’ai commencé par « entretien et évaluation de la maîtrise de la langue (aspect expressif) » ou j’ai dû expliquer les deux sens d’une phrase ambiguë (j’ai perdu la clé de ma valise que j’ai laissée dans ma chambre). Ensuite, on m’a dit une phrase complexe que j’ai dû reformuler en la commençant de manière différente. (c’est la voiture de mon voisin qui a dépassé le camion – commencer la phrase par : le camion…) Pour finir, j’ai dû lire une citation qui engageait le débat sur l’éducation fille/garçon : mêmes activités sportives, même autorité…? Il fallait trouver des arguments mais la plupart des sujets ne sont pas évidents et le jury peut nous guider en nous posant des questions. Le jury m’a demandé pourquoi, à mon avis, il y a plus de femmes que d’hommes orthophonistes.
La deuxième épreuve était « lecture et évaluation de la maîtrise de la langue (aspects perceptifs) ». Là, il fallait lire un texte pour adultes puis un livre pour enfants. Ensuite, il fallait répéter le plus fidèlement possible (intonation, pauses…) 3 phrases : une prononcée par un enfant, une autre par une femme et une dernière par un homme.
Enfin la troisième épreuve était « contrôle de la voix et de l’articulation ». On doit lire un texte pendant que le jury vérifie notre articulation, puis il nous parle des éléments qui l’interpellent dans notre fiche de présentation. Un médecin vérifie notre dentition et le placement de notre langue.
Chaque épreuve dure à peine 5 minutes, c’est très rapide! L’après-midi, on effectue un contrôle de la vue : on se cache un œil et on doit lire des lettres plus ou moins petites. Ensuite, un ORL vérifie notre audition en chuchotant des mots que l’on doit répéter et en faisant vibrer un diapason derrière nos oreilles. »