ECRITS 2015

Concours écrits 2015 : TÉMOIGNAGES

Voici les témoignages des étudiantes de première année à Nancy sur les écrits de l’année 2015.

D’autres arriveront, bonne lecture !

Lisa, 1A :

 » Je me suis préparée aux concours d’entrée en Ecole d’Orthophonie pendant deux ans tout en travaillant à temps partiel en tant qu’aide à domicile. J’ai donc fait une prépa pendant quelques mois en cours du soir la première année, cette prépa était proposée par l’Université Lumière de Lyon, elle m’a permis d’avoir des pistes sur les sujets à travailler et aussi comment je devrais me présenter à l’oral. Cette année là j’ai passé 4 concours : Lyon, Nantes, Montpellier et Limoges et n’ai été retenue dans aucune ville.
L’année suivante, j’ai opté par une préparation en ligne, plus centrée sur la culture générale, considérant que la partie Grammaire/Orthographe serait plus simple à aborder seule en reprenant mes cours de prépa et en m’aidant de bouquins. J’étais donc inscrite à Parcours, prépa proposée par maculuturegénérale.fr. J’ai passé cette année là 6 concours, Besançon, Lyon, Toulouse, Limoges, Nancy et Rouen.
Au moment de passer Nancy j’avais déjà beaucoup de fatigue cumulée à la déception des premiers résultats arrivant : non reçue à Besançon ou Toulouse… Pour être franche, si je m’étais écoutée la veille en allant prendre mon covoiturage, je serais rentrée chez moi pour profiter de mon jour de congés en dormant et en bouquinant. Mais je me suis dit que les covoiturages et l’inscription étant payés il ne fallait pas gâcher. Qui plus est, aller à Nancy était l’occasion de voir une amie du lycée qui m’a accueillie et chouchoutée avant mon concours.
Je suis donc arrivée à l’écrit sans aucun stress, par manque d’ambition je ne m’étais tout simplement pas mis de pression. Et ce, malgré la grande salle et les 1200 places qui faisaient leur petit effet. A la pause de midi, j’ai eu le sentiment d’avoir bien réussi les premières épreuves ; questions autour de la maitrise de la langue et exercices de logique. Je suis donc retournée dans la salle l’après-midi, avec un regain de confiance, pour les épreuves de compréhension et d’expression écrite. Les sujets m’ont inspirée, en repartant je me disais juste que j’espérais vraiment avoir réussit les premières épreuves pour savoir que quelqu’un prendrait au moins pris la peine de lire ma petite dissertation.
J’ai appris que j’étais admise aux épreuves orales le mois suivant, le même jour où j’ai eu les réponses négatives de Lyon (ma ville d’origine) et Limoges. J’ai donc eu un sacré ascenseur émotif ce jour là ! J’apréhendais un peu l’oral, d’autant plus en apprenant qu’ils avaient décidé de rappeler 120 personnes plutôt que 60 pour s’assurer de bien avoir 40 élèves à la rentrée. Pour autant après avoir passé deux ans à me préparer et forte de mon expérience professionnelle, j’estimais qu’on allait enfin me juger plus « humainement » ; non pas qu’aux travers de connaissances ou de capacités, mais pour ce que je suis, j’avais donc hâte de me présenter (même si l’oral de Nancy consiste en une série d’exercices divers pour évaluer la voix, la lecture et l’expression).
Bien entendu, le jour de l’oral je ne faisais pas la fière pour autant. Face aux portes closes et surtout à l’attente, étant dans les dernières de mon groupe j’ai du attendre entre les passations comme il y avait trois jurys. Entre la première et la deuxième notamment j’ai du attendre plus d’une heure (ce qui m’a donné l’occasion de discuter avec les autres filles présentes).
Mais au final, j’ai eu une jolie lettre m’annonçant que j’étais reçue, en vérité j’ai même eu deux lettres me l’annonçant ! Les résultats ont du être recalculés, plus de peur que de mal ; j’avais perdu une place dans le classement mais je restais sur la liste principale. Ce concours, que d’émotions !  »

Cerise, 1A :

« Je suis Cerise et une maman en reconversion professionnelle. Je me suis préparée seule avec une petite aide via internet pour me corriger la technique littéraire. Je me suis inscrite en même temps que ma préparation au concours en sciences du langage ce qui m’aide énormément pour ma première année en orthophonie. Je travaillais en gros minimum 3H par jour pour le concours et j’ai basé mes révisions sur les annales : conjugaison, correction de phrases, grammaire. Pour les tests psychotechniques, ils ont un peu changé par rapport aux annales, je m’étais entraînée avec des annales d’autres concours. Je faisais deux résumés par semaine histoire de parfaire la technique. Pour l’oral, je m’étais entraînée avec une amie via skype, lecture de livres d’enfants avec le ton, phrases ambiguës (déterminer les deux sens possibles), je pouvais répondre si on me demandait mes motivations.. Voilà haut les cœurs tout est possible en orthophonie ! »

Floriane, 1A :

« Le concours de Nancy est un concours assez différent des autres : pas de qcm avec la possibilité de répondre au hasard selon les réponses proposées. À Nancy il faut rédiger encore et encore, à commencer par l’épreuve de maîtrise de la langue. On a souvent du mal à se lancer pour préparer spécifiquement le concours de Nancy car il y a peu d’annales par rapport à d’autres villes. Mais j’avais quand même remarqué qu’il y a souvent le même genre de questions d’une année sur l’autre. Personnellement je m’étais entraînée en faisant le plus d’exercices possibles sur les formations grammaticales et les accords de verbes. Et oui ce concours teste notre agilité à manipuler les mots entre eux et les structures des phrases. On peut avoir à accorder des verbes selon la structure de la phrase comme dans « il a lu les lettres que je lui ai… (verbe « envoyer » à accorder correctement). Cet exercice n’est pas très compliqué il faut juste rester concentré pour ne pas faire d’étourderies. L’année dernière comme souvent on nous a demandé de reformuler un énoncé, c’est un exercice où il est important de maîtriser les subtilités syntaxiques et grammaticales, par exemple les structures avec « alors que » « en + gérondif » « avant/après que », etc.
Je me souviens qu’en 2015 on nous a demandé de donner les différents sens d’un même mot ou d’un même verbe, toujours à travers un exemple. Il y a eu un exercice d’homonymes (avec une consigne à laquelle je n’avais d’ailleurs rien compris !) où on devait trouver le mot manquant : par exemple il y avait les mots « parent » et « liquide » côte à côte, il fallait alors trouver les homonymes correspondant « mère » et « mer ». Un exercice récurrent aussi, celui des adjectifs correspondant à un nom. Pour celui-ci il est bien de connaître les adjectifs formés différemment des noms auxquels ils correspondent, comme « caprin » pour qualifier la caractéristique d’une chèvre.
Au concours de Nancy on a parfois l’impression que certains exercices se ressemblent mais chacun a sa petite particularité (en principe) donc on ne se laisse pas déstabiliser et on continue !
D’ailleurs à Nancy on a le temps en ayant deux heures devant nous pour l’épreuve de maîtrise de la langue et de raisonnement donc chacun s’ organise comme bon lui semble, et on peut même avoir l’opportunité de se relire (eh oui!)
Du coup on a aussi une épreuve de raisonnements mais ici pas de tests psychotechniques à s’arracher les cheveux même s’il y a toujours un exercice ou deux plus difficiles que les autres. Pour s’entraîner on peut faire des petites énigmes et des exercices proposés par les livres dédiés à leur préparation et s’inspirer des exercices psychotechniques d’autres villes comme Amiens ou Rouen. L’année dernière il s’agissait plus de questions de logique que de calculs mathématiques tortueux, on a dû compléter des listes de chiffres et de lettres. Par exemple l’une d’entre elle était faite de chiffres 1, 2 et 3 en miroir où il fallait compléter par le 4 écrit symétriquement (j’espère que vous comprendrez…). Alors pour cette épreuve de Nancy pas besoin d’être un(e) grand(e) matheux ou matheuse (je viens moi même d’un bac L) le plus important est de garder l’esprit flexible à l’affût des énoncés taquins !

Allez la petite pause de midi, le temps de souffler et de reprendre des forces pour l’aprem !
C’est parti on y retourne…

Les petites cases à cocher commencent à vous manquez ? Ben c’est pas fini parce qu’il y a l’épreuve de rédaction avec des questions à partir d’un texte et une épreuve d’écriture au choix ! Encore une fois, on a assez de temps, enfin toujours plus que dans d’autres concours ! Il me semble que l’année dernière nous avons eu un texte sur l’écriture ou la lecture, en tout cas ce sont des thèmes assez récurrents à Nancy. Pour les questions à partir du texte on ne peut pas vraiment s’entraîner sauf si on trouve d’anciennes annales mais on attend surtout de nous que nous soyons clairs et logiques dans nos réponses. C’est important de bien prendre son temps pour lire les différentes questions pour ne pas se répéter car ce serait éventuellement le piège de cette épreuve ! Ensuite j’avais choisi le résumé, pourquoi le résumé ? Personnellement je ne m’étais pas bien entraînée à la dissertation et je n’étais pas inspirée par le commentaire. Et puis sincèrement je pensais avoir échoué le matin et je me souviens avoir voulu choisir le résumé par « simplicité » en évitant d’avoir à chercher un plan et des idées pour le structurer. Bien sûr un résumé c’est pas forcément simple du touuut, mais ici le texte n’était pas très compliqué et il tenait sur le recto d’une feuille A4. Donc si je peux donner un conseil c’est de rester calme car on a le temps de faire un brouillon pour notre rédaction, et de la peaufiner en restant simple sans se demander ce qu’on pourrait faire pour sortir du lot tout en surveillant l’orthographe et la propreté. D’ailleurs petite anecdote il n’y a pas de lignes déjà tracées pour les rédactions, donc moi puisque je n’ai jamais su écrire droit j’avais tracé des lignes sur mon brouillon que j’avais mis sous ma feuille. Ce n’est pas l’idée du siècle, mais c’est toujours ça en plus pour la propreté de notre copie !

Alors j’espère avoir pu vous éclairer un peu plus sur le concours de Nancy en espérant vous retrouver pour l’oral ! »

Noémie, 1A :

« Le concours de Nancy se déroule au parc des expositions (à Vandoeuvre) dans un grand hangar. C’est assez impressionnant puisque l’on prend réellement conscience du nombre de candidats.
Cette année, à cause des grèves de transports le jour du concours, nous avons commencé les épreuves avec un quart d’heure de retard pour permettre à tous les candidats d’arriver à temps. J’ai trouvé l’ambiance très sympathique et malgré l’enjeu, nous étions solidaires.

Les épreuves du matin sont celles de qualification et de sous-admissibilité. Elles durent deux heures.
Il faut savoir que le concours de Nancy ne comporte pas de QCM.
Nous devons répondre directement sur les feuilles, en soulignant ou en écrivant les réponses dans des tableaux, sur des pointillés ou même faire des dessins.
La plus grosse partie de cette épreuve de qualification comprenait des phrases qu’il fallait corriger si nécessaire en les réécrivant sur la ligne en dessous (fautes d’orthographe, erreurs de construction et de syntaxe, inversion de paronymes entre autres). Il y avait aussi une liste de sigles dans laquelle il fallait souligner l’intrus. C’est principalement ce dont je me souviens mais l’épreuve est passée tellement vite que je n’ai pas retenu le reste…
Dans l’épreuve de sous-admissibilité, nous devions remplir un tableau de conjugaison, transposer des phrases d’un registre familier à un registre courant, trouver des adjectifs correspondant à la définition donnée, donner des homonymes par rapport à des définitions, à partir d’un verbe donner deux phrases illustrant les différentes constructions qui sont les leurs ; pour finir, on teste nos aptitudes logico-mathématiques avec une série de petits tests (trouver un code de carte bleu à partir de petits calculs mentaux, trouver la logique dans une suite de dessins, compléter avec des signes une opération à trous, résoudre un problème, trouver l’intrus dans une suite etc.). J’ai trouvé cette partie de tests que l’on peut appeler « psychotechniques » assez abordable et plutôt amusante.

L’épreuve d’admissibilité, qui se déroule l’après-midi, porte sur la compréhension textuelle ainsi que l’expression écrite. Nous avions 2h30 pour répondre à environ six questions de compréhension portant sur le texte de référence et réaliser au choix, un résumé, un commentaire de texte ou une dissertation toujours en rapport avec ce texte.
Le texte portait sur la place de la lecture dans notre société et les différents types de lecteurs qui existent (ceux qui lisent par passion, ceux qui lisent pour répondre à une nécessité socioculturelle, etc.)
Les premières questions sont assez précises, puisqu’elles font appel à des passages bien définis du texte ; par la suite, on nous demande beaucoup d’argumenter ou de donner notre avis par rapport à ce qui est dit (expliquer une citation par exemple et donner son avis) ce qui implique de s’exprimer de manière concise et de bien avoir compris l’ensemble du texte.
A noter que les réponses sont à donner dans le blanc laissé à la suite de chaque question : il y a donc un restriction implicite de la longueur de la réponse. De plus il faut veiller à écrire droit (sans lignes… pas toujours évident!!!) et de manière aérée.

Pour ce qui est de l’expression écrite, nous avons le choix entre le résumé, le commentaire de texte et la dissertation. Je pense personnellement qu’il faut y consacrer plus de temps que les questions (après cela dépend de la difficulté du texte. Il est préférable de passer plus de temps sur les questions qui permettent souvent de cerner les idées importantes et d’entamer une expression écrite en rapport avec un texte que l’on maîtrise bien). En tout cas, j’ai trouvé que le temps imparti pour cette épreuve était juste : ni trop court, ni trop long.
J’ai choisi le commentaire de texte car c’était l’exercice dans lequel j’étais le plus à l’aise et que le texte m’inspirait beaucoup.
Encore une fois, pour cette épreuve il faut rédiger sa production sur le recto de deux feuilles vierges : la consigne indique bien de laisser des marges suffisantes pour le correcteur, d’aérer ses paragraphes et de soigner son travail. Bien que l’évaluation porte principalement sur la qualité de la rédaction ou l’argumentation, veillez à ne pas faire de fautes d’orthographe qui seront pénalisées. »

Marjorie, 1A :

« On commence l’aventure du concours de Nancy par une grève de notre cher Stanway le jour J. Heureusement, une navette spéciale était prévue (merci Nancy, c’est assez rare qu’on nous facilite les choses). En plus, la première épreuve est retardée de 15 minutes pour les éventuels retards dus aux transports. Donc nous voilà devant notre première épreuve : des questions à réponses ouvertes de grammaire, de logique (que ce soit avec des phrases ou avec des problèmes mathématiques), des listes de mots comportant un intrus, et surtout assez de temps pour bien réfléchir.

Après une pause déjeuner, la deuxième épreuve commence. Elle s’appuie sur un texte d’une page et des questions, avec un espace limité pour répondre, ainsi qu’une épreuve écrite. Il s’agit d’un résumé, ou d’un commentaire de texte, ou d’une dissertation avec 2 sujets au choix, toujours en lien avec le texte. Là aussi, l’espace est limité : nous n’avons « que » 2 feuilles blanches pour nous exprimer.

Pendant tout ce temps, les responsables ont été vraiment gentils. La personne qui nous donnait les informations au micro n’a cessé de nous encourager, ce qui n’est pas si courant (en plus, ça nous aidait à oublier le froid ambiant dans cette graaaande salle que le soleil ne réchauffait pas). »