Écrits 2017

TÉMOIGNAGES

Retrouvez ici, les témoignages des étudiants de première année sur les écrits de 2017 du concours d’orthophonie de Nancy.

D’autres arriveront, bonne lecture !

 

Muriel :

Salut à toutes et à tous ! Moi c’est Muriel, j’ai 19 ans, et je vais vous raconter une partie de mes péripéties en ce qui concerne le concours ortho de Nancy.
Etant haut-marnaise de souche, bac S en poche, j’ai commencé mes études supérieures par une année de prépa ortho (intensive !!), ici même en Lorraine. Nancy était donc pour moi mon but premier parmi les 7 concours que j’avais décidé de passer.

En mars, mes dernières semaines de révisions avant la date fatidique se sont résumées à éplucher sans relâche toutes les annales de Nancy que j’avais pu réunir.
Comme vous le savez sûrement, les types d’exercices de ce concours sont très atypiques (pas de QCM) et restent souvent sur le même format d’année en année. J’apprécie particulièrement ce côté rédactionnel, et pas juste « tout blanc ou tout noir » qu’on retrouve dans les autres villes.
Le jour-J, il était important pour moi d’arriver sereine : la foule ne doit pas être un facteur de stress supplémentaire ! Les épreuves du matin se sont déroulées comme prévu, avec une épreuve de maîtrise de la langue constituée de phrases à corriger, d’un tableau de conjugaison, de vocabulaire, d’orthographe, d’expressions à retrouver…
S’ajoute à la suite l’épreuve de tests psychotechniques, plus axée sur des questions de logique. Les exercices ne sont pas extrêmement complexes : le tout est de bien réussir à gérer son temps sur l’ensemble de la matinée, mais c’est largement faisable, rien d’impossible !

L’épreuve de l’après-midi est composée de deux grandes parties. La première : des questions de compréhension sur un texte. J’étais plutôt à l’aise avec cet exercice car on nous l’avait énormément fait travailler au sein de ma prépa. Si je devais donner un conseil ici, c’est d’écrire dans ces grandes cases blanches, quoi qu’il arrive : il n’y a pas de points négatifs, vous n’avez rien à perdre, même si vous n’êtes pas certain(e)s de vos réponses !
En ce qui concerne la deuxième épreuve rédactionnelle, je fais partie de celles et ceux qui ont retourné leur veste. Etant persuadée la veille que j’allais choisir le commentaire (je me sentais à l’aise avec, et je me disais que ça serait peut être un moyen de me démarquer), coup de théâtre, le texte ne m’inspirait pas du tout ! J’ai donc fini par choisir la dissertation, qui m’inspirait bien plus ce jour-ci, comme la majorité des personnes avec qui j’ai discuté après le concours.

Comme quoi, c’est ça le gros avantage à Nancy : on a le choix ! Et c’est, je trouve, le contexte, le texte, nos sensations personnelles sur le moment présent qui doivent nous porter vers tel ou tel type de rédaction. On se démarque par la qualité de notre écrit, pas par le choix du type de rédac.
Je suis sortie de cette journée certes épuisée, mais contente de mon travail : et ça paye !

Je ne peux que vous souhaiter plein de courage, et au plaisir de vous rencontrer le mois prochain 

 

Adeline :

Hello hello futur(e)s orthos !

Je m’appelle Adeline, j’ai 22 ans et je suis Bretonne. Après mon bac S, je me suis dirigée vers le métier d’ortho-prothésiste (formation qui se déroule sur trois ans). Pensant initialement que c’était LE métier qui me conviendrait, je me suis aperçue que ce n’était pas vraiment le cas mais ai tout de même décidé de terminer le cursus pour obtenir le diplôme.

Puis, la lumière fut (le déclic de l’orthophonie bien sûr !). C’était parti pour un an de galères en prépa (on ne se le cache pas, cette année est archi pourrie). Même si j’ai eu l’impression de ne pas voir le bout du tunnel en termes de connaissances à avoir, on y arrive (on ne sait trop comment parfois). J’avais décidé de passer 7 concours au total en les sélectionnant judicieusement selon leurs épreuves.

Pour Nancy, j’ai bossé encore et encore les annales car les types d’exercices restaient les mêmes d’une année sur l’autre. Je me suis donc concentrée sur l’orthographe, le vocabulaire, les expressions, la conjugaison, les paronymes ainsi que les homonymes. De plus, j’avais refait les tests psychotechniques des années précédentes pour être rapide et avoir tout de suite la bonne logique le jour J. Concernant l’épreuve rédactionnelle je savais d’office que je prendrais le résumé car c’était mon point fort.

Arrivée à Nancy, le concours s’est déroulé sans trop de surprises concernant les épreuves du matin (maîtrise de la langue, observation et raisonnement). Cependant, si les types d’exercices étaient restés les mêmes, les expressions avaient changé alors que dans les annales nous pouvions, par exemple, retrouver des redondances entre les années. Je me souviens avoir commencé par les tests psychotechniques car je savais que c’était des points « faciles » à gagner puisque je m’y étais particulièrement attardée lors de mes entraînements. Nous avons largement le temps de finir les épreuves (et pourtant c’est une tortue qui vous parle !).
Pour l’épreuve rédactionnelle de l’après-midi je n’étais pas très motivée car même si globalement ça ne s’était pas mal passé je pensais avoir raté l’épreuve de qualification et donc ne pas être corrigée pour le reste. Le sujet de dissertation portait sur le langage et la communication et m’intéressait vivement ; j’ai donc eu un gros moment de doute sur le choix de l’expression écrite pour finalement opter pour le résumé. (Toujours se fier à sa première idée). Les trois questions de compréhension de texte qui précèdent, au choix, le commentaire, la dissertation ou le résumé permettent de guider et de relever les points importants pour le travail d’expression ensuite.

C’est le concours que j’ai le plus apprécié. D’une part, les conditions sont très appréciables (ce qui n’est pas le cas pour tous les concours) ; d’autre part, il ne comporte pas de QCM, il faut tout rédiger. Il n’est donc pas question de pif. Je trouve que, de cette manière, nous sommes plus justement notés.

On m’a répété tout au long de l’année qu’il fallait y croire jusqu’au bout et c’est bien vrai, Nancy est le seul concours que j’ai obtenu. Personne ne sait tout donc ce n’est pas grave de laisser des blancs. Ayez confiance, évitez de changer des réponses au dernier moment, vous avez accumulé énormément de connaissances depuis le début de l’année, bref, croyez en vous !

Stéphanie:

Coucou les candidats aux concours d’ortho ! Vous êtes des winners, croyez en vous ! Si vous rêvez de devenir orthophoniste, vous avez votre place à Nancy ou ailleurs.
Voici mon histoire, qui je l’espère vous aidera à y croire encore un peu plus.

Si on m’avait dit il y a 2 ans que je serai étudiante en 1ère année d’orthophonie, je n’y aurai pas cru et pourtant…Petit flash- back.
J’étais déléguée pharmaceutique, depuis de nombreuses années, mais confrontée au plan social de mon entreprise, j’ai décidé de prendre mon avenir professionnel en main et de me reconvertir. Le métier d’orthophoniste pouvait me permettre de capitaliser sur les qualités de communication que j’avais acquises au cours de ma carrière et tout en exerçant un métier d’aide. C’était pour moi une évidence. Seulement voilà, la formation est ouverte sur concours. Ce qui me semblait une montagne énorme à franchir, pour moi qui avait quitté le cursus scolaire depuis presque 20 ans. Mais, j’ai appris qu’une étudiante de 3ème année à Nancy, avait un parcours similaire au mien. Cela m’a boosté et son aide fut précieuse.

J’ai donc décidé de passer le concours de NANCY, ville dont je suis originaire, il y a 2 ans pour me faire une idée. Bien sûr, je me suis mise au travail. J’ai acheté tous les Vuibert, j’ai fait et refait toutes les annales de Nancy que l’on m’avait gentiment confiées, pendant 2 mois. Malgré cette préparation intensive, cela n’a pas suffi, mais cela m’a permis de me mettre en situation et de me donner confiance et de réaliser que mon projet était réalisable.

Pour mettre toutes les chances de mon côté, je me suis inscrite dans une prépa de Nancy Forma Sup-Stan santé. Cette formation m’a aidée à gagner en automatismes et surtout à améliorer mon expression écrite. Et le fait de passer des concours blancs chaque semaine permet de s’auto- évaluer et d’identifier ses lacunes. Alors, si vous décidez de vous inscrire en prépa, sachez qu’un travail intensif vous attend, mais avec une certaine discipline de travail et une bonne organisation vous pouvez progresser et atteindre votre objectif.
Pour augmenter mes chances de réussite, j’ai choisi de passer 7 concours. Ce n’est pas une tâche facile car comme vous le savez, les épreuves sont tellement différentes d’une ville à l’autre. Et moi qui ne m’était préparée que pour le concours de Nancy en 2016, j’ai vu le surcroît de travail l’an dernier.

L’avantage du concours de Nancy, c’est qu’il arrive assez tardivement. J’ai donc pu consacrer environ 3 semaines à sa préparation dont les épreuves sont très spécifiques.
Si je peux vous donner quelques conseils pour ce concours : c’est de faire et refaire les annales des années précédentes jusqu’à connaître les réponses par cœur, car les mêmes questions reviennent régulièrement. Faites du bescherelle votre nouveau meilleur ami ! Je m’étais fixé un programme, et chaque jour je faisais la conjugaison d’environ 5 verbes. Cela m’a permis de le parcourir plusieurs fois. Et si vous connaissez votre conjugaison sur le bout des doigts, ce sera un atout précieux pour vous ! Consacrez du temps aux exercices logico-mathématiques : ils ne sont pas si compliqués que cela et se ressemblent d’une année sur l’autre. Cette partie peut vous faire gagner un max de points, croyez-en mon expérience. Soyez aussi très attentifs à la partie consistant à corriger des phrases. Dans le doute, on a tendance à corriger trop d’éléments. Regardez la correction des annales pour vous donner une idée de ce qui est attendu. Car une seule erreur dans la phrase annule tous les points. Enfin, pour la partie de l’après-midi, concernant la réponse aux questions à partir d’un texte. Lisez bien la consigne. Faites bien la différence entre « expliquez » et « commentez », car les correcteurs n’attendent pas la même réponse. Et n’oubliez pas de citer le texte. Pour l’épreuve suivante, j’ai choisi la dissertation, car le texte de l’an dernier rempli d’exemples d’expressions, me semblait difficile voire impossible à résumer. Ne décidez pas à l’avance, préparez-vous à toutes les éventualités pour ne pas être pris au dépourvu le jour J.

Dernier conseil : lisez bien les consignes, soyez concentrés, c’est trop bête de perdre des points alors qu’on connaît la réponse parce qu’on conjugue au mauvais temps ou à la mauvaise personne par exemple. ( c’est du vécu !!!)

Même si j’avais passé 6 concours quand celui de Nancy est enfin arrivé, j’étais particulièrement stressée, car j’étais chez moi. Mais, les épreuves du matin m’ont rassurée, j’ai réalisé ma progression par rapport à l’année précédente, même si celles de l’après-midi m’ont moins réussi au final.
Finalement, j’ai été admissible à Nancy comme vous pouvez vous en douter, et à 4 autres concours. Si vous devez retenir une chose, c’est que le concours de NANCY est à votre portée si vous êtes bien préparés sur ses épreuves spécifiques. Alors, ne lâchez rien ! Plus que quelques mois à donner le maximum ! ça vaut le coup !

Et n’oubliez pas de vous préparer pour l’oral car les délais sont courts entre les résultats écrits et la convocation. Et s’exercer à donner ses motivations permet de garder à l’esprit les raisons de tous ces efforts.
1 seul concours suffit, et si c’est celui de Nancy, c’est encore mieux. Courage à tous et toutes !

Ps: petit mot d’encouragement aux nancéiens et nancéiennes : bougez-vous et bossez à fond le concours de Nancy car on est très peu cette année à représenter notre belle ville lorraine !je compte sur vous

LAURELINE:

Salut courageux candidat au concours d’ortho ! Moi c’est Laureline, j’ai 20 ans et j’ai la chance d’être en première année d’orthophonie à Nancy 😊
Mais pour en arriver là il a fallu se battre, persévérer et surtout surmonter les échecs.

Après avoir obtenu mon bac littéraire j’ai fait une année de prépa qui s’est révélée catastrophique. Cette année-là j’ai passé 9 concours et je n’ai eu aucune admissibilité (comme toutes les personnes de ma classe). Je suis bien placée pour savoir que les échecs, les « non admissible » que l’on reçoit dans notre boîte aux lettres les uns après les autres sont démoralisants mais si vous sentez que ce métier est fait pour vous ne baissez surtout pas les bras !!
Pour ma 2e année de préparation au concours je me suis inscrite en L1 de sciences du langage et j’ai travaillé le concours toute seule à l’aide des annales. Pour moi cette année a été beaucoup plus productive, je pense que grâce aux concours précédents j’avais mieux cerné les attentes et je me sentais (enfin) progresser. Au final, mon travail a fini par payer : sur 10 concours passés l’année dernière j’ai été admissible à 5 : Besançon, Lyon, Clermont, Toulouse et Nancy.

J’ai passé le concours de Nancy durant mes deux années de préparation et le moins que l’on puisse dire c’est que ce concours est déstabilisant. Pour moi le point positif est que ce concours porte sur des matières très variées : vocabulaire, conjugaison, orthographe, tests psychotechniques, questions de compréhension d’un texte et enfin rédactions. Ce qui peut effrayer, par contre, c’est qu’à Nancy exit les QCM.
Après chaque question vous aurez simplement un espace blanc, à vous d’écrire la réponse. Du coup on connaît la réponse ou pas, mais impossible de cocher au hasard. Cela peut surprendre voire intimider, on a vraiment peur d’écrire une énormité mais faites-vous confiance et dites-vous que c’est pareil pour tout le monde ! Quand j’ai passé Nancy pour la première fois je suis sortie catastrophée, mais au final sur les 9 concours passés ça a été mon meilleur résultat.

Parlons maintenant de l’organisation. Comme je le disais le concours de Nancy est très complet. Ne prenez pas peur en voyant le nombre de pages qui vous sont distribuées au début du concours. Vous avez deux heures et même s’il ne faut pas trop traîner le temps est suffisant, pas besoin de vous speeder à mort comme dans d’autres concours et croyez-moi c’est vraiment appréciable !
Vous aurez donc plusieurs exercices « de qualification ». L’année dernière il s’agissait surtout de questions d’orthographe et de conjugaison. Dans cette partie qualification vous aurez 3 notes, chacune sur 10. Si vous êtes qualifiés, vos épreuves de sous-admissibilité seront corrigées. Vous aurez à nouveau des questions sur la langue française (notées sur 40) : des phrases à réécrire sans faute, à nouveau de la conjugaison, un peu de vocabulaire. L’année dernière nous avons eu des expressions françaises à compléter et aussi des mots à double genre (exemple : carpe, escarpe, ombre…) pour lesquels nous devions écrire une définition pour le mot féminin et une définition pour le mot masculin et ensuite inventer une phrase-exemple pour chacun (ça m’a marqué parce que ce n’était jamais tombé dans les annales et ça m’a plutôt mise en difficulté).
Dans la partie sous-admissibilité vous aurez aussi les tests psychotechniques (notés sur 30), ils sont assez basiques mais toujours sans proposition de réponse.
Tout cela se déroule le matin.

Vous pourrez ensuite souffler un bon coup pendant la pause repas pour réattaquer en pleine forme l’après-midi pour les épreuves d’admissibilité.

Vous devrez répondre à des questions sur un texte puis faire une rédaction. Là encore le concours de Nancy est à part : ce sera à vous de choisir entre faire un résumé, un commentaire composé ou une discussion (2 sujets proposés). Ce choix est difficile, bien sûr il paraît logique de prendre l’exercice dans lequel vous vous sentez le plus à l’aise mais attention, le résumé de texte est souvent considéré comme plus simple et du coup les correcteurs sont plus sévères (c’est ce que j’en ai déduit en comparant mes notes avec des copines, et notamment la première fois où j’ai passé le concours, j’étais très contente de mon résumé et au final ma note a été catastrophique). Selon moi, même si cela semble plus difficile qu’un résumé, vous pourrez mieux convaincre le jury avec une discussion qui vous permettra de laisser transparaitre votre personnalité, vos opinions, à travers des exemples originaux.

Ce qui est bien à Nancy, c’est qu’il y a tellement d’exercices qu’on peut se rattraper si on en loupe un et aussi prendre des points d’avance sur les exercices d’admissibilité. Je pense aussi que c’est le concours le plus juste.
Vous pouvez réellement vous préparer au concours de Nancy, essayez de faire et refaire les annales : pour moi c’est la clé de réussite de ce concours. Les tests psychotechniques et les questions de conjugaisons retombent très souvent, pareil pour les erreurs dans les phrases à corriger. Malheureusement il n’y a pas d’annales pour les dernières années mais j’ai celles des années 2008 à 2012, si cela vous intéresse vous pouvez me contacter.

Voilà j’en ai fini avec ce témoignage, bravo aux courageux qui l’ont lu jusqu’au bout, j’espère qu’il vous aura été utile. On vous attend surmotivés en avril pour le concours, d’ici là bon courage et ne lâchez rien, les autres l’ont fait alors pourquoi pas vous ??

Et puis à Nancy c’est encore mieux parce que contrairement aux idées reçues c’est une ville cool, les promos de 40 c’est top et vous aurez des marraines parfaites l’année prochaine !

N’hésitez pas à me contacter par mail ou sur facebook si vous avez des questions 😉
A bientôt !
Laureline CATARINA
laureline.catarina@gmail.com

MATHILDE :

Bonne semaine à tou(te)s 💪🏼💋

Je suis arrivée à l’écrit de Nancy bien à l’heure (même si avec les bus j’ai cru que je n’y arriverais jamais), nous avons tous attendu dehors avant de rentrer

Le matin, nous passions tous les QCM qui sont en fait des questions très courtes a rédiger du type phrases à corriger, synonyme à donner… L’avantage des questionnaires de Nancy c’est que les questions sont vraiment « typiques » de nos concours et que l’on sait y répondre, il faut donc par contre connaître plus de règles et d’exceptions que les autres candidats… Je me souviens personnellement avoir vu en prépa beaucoup de choses qui étaient tombées dans le questionnaire de l’année dernière ce qui m’a beaucoup rassurée ! Je ne me sentais donc pas trop déprimée le midi ! Au final après avoir vu mes notes mes sentiments se sont confirmés puisqu’elles ne sont pas si mal et surtout qu’elles m’ont permises d’être corrigée aux épreuves écrites.

L’après midi, place aux questions de rédaction, ce qui est je trouve le plus difficile ! J’ai trouvé le texte assez particulier et complexe donc je me suis débrouillée comme j’ai pu avec les questions sur texte et ça se voit mes notes sont plutôt basses… Mais ça prouve que ça ne veut rien dire puisque je suis là aujourd’hui !

Pour l’épreuve de rédaction j’ai choisi la dissertation en me disant que tout le monde allait prendre le résumé car commenter ce texte était presque infaisable (selon moi en tout cas) et je n’avais pas de ressenti particulier, je n’avais ni l’impression d’avoir raté ni l’impression d’avoir réussi. Je m’en suis sortie avec un 13 si mes souvenirs sont bons.
Enfin bref est venu le jour des résultats que ma mère a regardés pour moi car je ne pensais même pas l’avoir du tout et miracle j’étais admise ! Il n’y avait « plus qu’à » passer l’oral !

Voilà mon témoignage pour l’écrit, bonne chance à tous ne baissez pas les bras car tout est possible dans ce genre de concours et bon courage !

Mathilde H., 1ère année.

BLANDINE :

Coucou la smala, je vous laisse ici les quelques souvenirs que je garde des écrits de Nancy l’année dernière :

Peut-être quelques mots sur moi pour commencer. J’ai dix-neuf ans et je suis en première année d’orthophonie dans cette ville frigorifique et brumeuse qu’est Nancy (mais, promis, l’ambiance ici vaut toutes les villes ensoleillées du monde). Je suis originaire de Lyon, j’ai fait une année de prépa à Césame (cœur avec les mains sur toutes les Césamiennes qui me lisent !), j’ai passé sept concours l’année dernière. J’ai été admissible à trois d’entre eux puis admise à Nancy et Strasbourg. J’ai fait le choix de passer peu de concours pour avoir le temps de vraiment préparer chacun d’eux et pour éviter trop de fatigue et de dispersion.
J’ai préparé le concours écrit de Nancy avec toutes les annales que j’ai pu trouver (ma prépa en avait à disposition) que j’ai malheureusement dû corriger toute seule. Le fait qu’il y ait énormément de rédaction dans les épreuves écrites de Nancy me plaisait beaucoup de départ, je trouvais les épreuves beaucoup plus « humaines » que des bêtes QCM.
Nous sommes parties la veille de Lyon et avons eu le temps de visiter un petit peu la ville l’après-midi, nous étions logées dans une chambre d’hôtes chez un adorable couple de Papi – Mamie à quelques minutes en voiture du parc des expositions (lieu des écrits), je peux retrouver leur adresse si certaines sont intéressées.
En arrivant sur le lieu du concours le matin, nous avons été fouillées très minutieusement (dans le cadre de Vigipirate) avec obligation d’ouvrir les sacs et les valises ce qui a pris un peu de temps (bien prévoir de l’avance). Nous avons ensuite été accueillies par les étudiantes du CF, très souriantes, qui tenaient des stands et distribuaient des petits livrets de conseils et d’encouragements.
J’ai trouvé les conditions d’épreuve très agréables avec des sièges confortables, des tables spacieuses et des surveillants bienveillants, le cadre étant bien moins stressant que dans d’autres villes.
Le concours écrit de Nancy se compose de différentes épreuves et sous-épreuves avec des exercices très spécifiques le matin, je me souviens d’un exercice de conjugaison, d’un exercice de vocabulaire où il fallait trouver différents adjectifs, de phrases fautives… Toutes les réponses doivent être rédigées ce qui peut être déstabilisant mais au final valorisant pour le candidat.
Les épreuves du matin (qualification et sous-admissibilité) durent deux heures (de 10h à midi) et il n’y a pas de pause, on nous donne un feuillet à remplir et à rendre à la fin du temps imparti. Il me semble que les deux heures du matin sont bien suffisantes pour tout finir, toutefois il ne faut pas non plus trop traîner et ne pas hésiter à passer une question voire un exercice en cas de blocage (ne pas avoir la moyenne à un exercice n’est pas éliminatoire).
Il y a deux heures de pause entre la fin des épreuves du matin et le début des épreuves de l’après-midi (ATTENTION, il est interdit de sortir de l’enceinte du Parc des Expositions donc bien prévoir de quoi manger le midi), je recommande d’emmener un en-cas gourmand à manger paisiblement dans la salle. Attention également au passage aux toilettes, ma petite vessie et moi-même nous étions laissées surprendre par (l’immense) queue pour accéder aux WC.

Les épreuves de l’après-midi durent 2h30 et sont composées d’une compréhension de texte avec trois grosses questions à développer et d’une épreuve de rédaction (avec au choix un commentaire composé, un résumé, ou une dissertation avec deux sujets au choix). Attention, à Nancy il n’y a pas de lignes préalablement tracées, on écrit dans un espace vierge (il vaut mieux s’entraîner préalablement pour ne pas écrire de travers !).
Je conseille grandement de choisir la dissertation pour ceux et celles qui s’en sentent capables : je me souviens qu’aux oraux, la majorité des autres candidats avec qui j’avais discuté avaient choisi la dissertation (mais un bon résumé vaudra toujours mieux qu’une dissertation moyenne, faîtes jouer vos points forts !).
Faire également attention au timing durant les 2h30, les questions sur textes sont notées sur 40 et l’épreuve rédactionnelle sur 60. Je conseille de commencer avec les questions sur texte et d’y consacrer une heure (de plus, l’étude du texte réalisée pour les questions ressert totalement pour le commentaire composé ou le résumé, vous gagnerez du temps en faisant dans cet ordre !) puis de consacrer la dernière heure et demi à l’épreuve rédactionnelle. Ma prof de prépa qui nous avait préparé aux épreuves de Nancy nous recommandait même de bâcler une des questions en cas de manque de temps mais de surtout bien consacrer une heure et demi à la dissertation (ou au résumé ou au commentaire) pour garantir le plus de points. Se méfier également des consignes écrites en tout petit en-dessous des cadres, elles sont extrêmement piège.
Encore un point positif pour cette merveilleuse cité de la quiche : les résultats sortent trois semaines après les épreuves écrites, le temps d’attente n’est pas trop long !

Avec énormément d’impatience de voir toutes vos petites tronches
BONNE CHANCE A TOUTES ET A TOUS !
Vous êtes toutes et tous brillant(e)s, belles/beaux et irremplaçables ! Croyez-en-vous,

Mille bisous,
Blandine, VP événementiel de l’AFON.

PS : si vous avez la moindre question ou besoin d’encouragements : blandine.lamartine@gmail.com ou Blandine Lamartine sur facebook.

ALICE :

Bonjour à vous les futurs orthos !

Je m’appelle Alice, j’ai 19 ans, je viens de Metz et j’ai le bonheur de faire partie de la promo 2017-2022 du Département d’Orthophonie de Nancy ! Je souhaite aujourd’hui vous partager mon expérience sur la préparation et le passage des concours, et plus particulièrement celui de Nancy.

J’ai voulu devenir orthophoniste alors que j’étais en seconde, ai passé un bac ES et me suis lancée dans les concours en Terminale. J’avais décidé de ne passer que celui de Nancy cette année-là. Je m’étais alors préparée en faisant des exercices assez généraux de français et en m’entraînant un peu aux tests psychotechniques. J’avais également regardé des annales pour savoir un peu plus précisément ce qui m’attendait. Je n’ai pas décroché d’admissibilité cette année-là, et il a donc fallu que je décide de mon orientation pour ma première année de post-bac. Je me suis dirigée vers une L1 de Sciences du Langage à Metz, car je savais que certains enseignements pourraient m’être utiles pour les concours et mes futurs cours en école d’Orthophonie, et aussi parce que le volume horaire et la charge de travail me permettraient d’avoir suffisamment le temps de préparer les concours à côté. Effectivement, les cours m’ont non seulement permis de travailler certains points des concours (la grammaire et la syntaxe notamment), mais j’ai aussi pu aborder le langage sous différents aspects et m’ouvrir sur d’autres disciplines intéressantes pour la formation, comme la psychologie. J’ai également eu la chance durant cette année de rencontrer des personnes qui ne se destinaient pas forcément à devenir orthophonistes, ce qui me permettait de ne pas penser aux concours 24/24 ! (Pour ceux qui se poseraient la question de l’orientation en Sciences du Langage, je vous la recommande si vous êtes intéressés et motivés, ça a vraiment été une très belle expérience pour moi, je ne regrette cette année en rien !)

En parallèle de ce cursus universitaire, j’ai préparé les concours de Strasbourg et de Nancy. De septembre à décembre, j’ai travaillé les principaux points de ces deux concours – l’orthographe, la culture générale et les tests psychotechniques – en apprenant des règles, des dates, des méthodes de calcul et en faisant des exercices d’entraînement (type Vuibert). Pour Nancy, j’ai travaillé plus spécifiquement le vocabulaire (notamment les paronymes, les homonymes…), l’orthographe et la conjugaison. À partir de janvier et jusqu’aux épreuves écrites en avril, j’ai essentiellement travaillé sur la base des annales. Cela m’a vraiment été très utile car j’ai pu cibler précisément ce qui était attendu dans chaque concours. J’ai également revu les méthodes de résumé, dissertation et commentaire, ainsi que des notions relatives au langage et au temps qui passe (sujets récurrents à Nancy). Le jour du concours, après avoir parcouru l’intégralité du sujet, je me suis focalisée en premier sur ce que je savais, ce qui m’a permis de reprendre confiance et pouvoir revenir plus sereinement sur les exercices qui me posaient davantage de problèmes. Concernant l’épreuve rédactionnelle, je me souviens avoir opté pour la dissertation et que le sujet portait sur le langage et la communication.

Je conclurai ce témoignage en vous rappelant de ne jamais perdre de vue votre objectif, c’est lui qui vous guidera tout au long de l’aventure des concours – dans les grands moments de joie comme dans les périodes de doute et de découragement ! Ne perdez pas cette belle motivation, et donnez tout ce que vous avez, ça en vaut vraiment la peine !

Bon courage à vous pour la suite, croyez en vous et faites-vous confiance, vous pouvez y arriver ! Nous avons la chance d’être une filière composée de profils très diversifiés, où chacun a la possibilité de réussir quel que soit son parcours : ne perdez jamais cela de vue !