Écrits 2017

TÉMOIGNAGES

Retrouvez ici, les témoignages des étudiants de première année sur les écrits de 2017 du concours d’orthophonie de Nancy.

D’autres arriveront, bonne lecture !

LAURELINE:

Salut courageux candidat au concours d’ortho ! Moi c’est Laureline, j’ai 20 ans et j’ai la chance d’être en première année d’orthophonie à Nancy 😊
Mais pour en arriver là il a fallu se battre, persévérer et surtout surmonter les échecs.

Après avoir obtenu mon bac littéraire j’ai fait une année de prépa qui s’est révélée catastrophique. Cette année-là j’ai passé 9 concours et je n’ai eu aucune admissibilité (comme toutes les personnes de ma classe). Je suis bien placée pour savoir que les échecs, les « non admissible » que l’on reçoit dans notre boîte aux lettres les uns après les autres sont démoralisants mais si vous sentez que ce métier est fait pour vous ne baissez surtout pas les bras !!
Pour ma 2e année de préparation au concours je me suis inscrite en L1 de sciences du langage et j’ai travaillé le concours toute seule à l’aide des annales. Pour moi cette année a été beaucoup plus productive, je pense que grâce aux concours précédents j’avais mieux cerné les attentes et je me sentais (enfin) progresser. Au final, mon travail a fini par payer : sur 10 concours passés l’année dernière j’ai été admissible à 5 : Besançon, Lyon, Clermont, Toulouse et Nancy.

J’ai passé le concours de Nancy durant mes deux années de préparation et le moins que l’on puisse dire c’est que ce concours est déstabilisant. Pour moi le point positif est que ce concours porte sur des matières très variées : vocabulaire, conjugaison, orthographe, tests psychotechniques, questions de compréhension d’un texte et enfin rédactions. Ce qui peut effrayer, par contre, c’est qu’à Nancy exit les QCM.
Après chaque question vous aurez simplement un espace blanc, à vous d’écrire la réponse. Du coup on connaît la réponse ou pas, mais impossible de cocher au hasard. Cela peut surprendre voire intimider, on a vraiment peur d’écrire une énormité mais faites-vous confiance et dites-vous que c’est pareil pour tout le monde ! Quand j’ai passé Nancy pour la première fois je suis sortie catastrophée, mais au final sur les 9 concours passés ça a été mon meilleur résultat.

Parlons maintenant de l’organisation. Comme je le disais le concours de Nancy est très complet. Ne prenez pas peur en voyant le nombre de pages qui vous sont distribuées au début du concours. Vous avez deux heures et même s’il ne faut pas trop traîner le temps est suffisant, pas besoin de vous speeder à mort comme dans d’autres concours et croyez-moi c’est vraiment appréciable !
Vous aurez donc plusieurs exercices « de qualification ». L’année dernière il s’agissait surtout de questions d’orthographe et de conjugaison. Dans cette partie qualification vous aurez 3 notes, chacune sur 10. Si vous êtes qualifiés, vos épreuves de sous-admissibilité seront corrigées. Vous aurez à nouveau des questions sur la langue française (notées sur 40) : des phrases à réécrire sans faute, à nouveau de la conjugaison, un peu de vocabulaire. L’année dernière nous avons eu des expressions françaises à compléter et aussi des mots à double genre (exemple : carpe, escarpe, ombre…) pour lesquels nous devions écrire une définition pour le mot féminin et une définition pour le mot masculin et ensuite inventer une phrase-exemple pour chacun (ça m’a marqué parce que ce n’était jamais tombé dans les annales et ça m’a plutôt mise en difficulté).
Dans la partie sous-admissibilité vous aurez aussi les tests psychotechniques (notés sur 30), ils sont assez basiques mais toujours sans proposition de réponse.
Tout cela se déroule le matin.

Vous pourrez ensuite souffler un bon coup pendant la pause repas pour réattaquer en pleine forme l’après-midi pour les épreuves d’admissibilité.

Vous devrez répondre à des questions sur un texte puis faire une rédaction. Là encore le concours de Nancy est à part : ce sera à vous de choisir entre faire un résumé, un commentaire composé ou une discussion (2 sujets proposés). Ce choix est difficile, bien sûr il paraît logique de prendre l’exercice dans lequel vous vous sentez le plus à l’aise mais attention, le résumé de texte est souvent considéré comme plus simple et du coup les correcteurs sont plus sévères (c’est ce que j’en ai déduit en comparant mes notes avec des copines, et notamment la première fois où j’ai passé le concours, j’étais très contente de mon résumé et au final ma note a été catastrophique). Selon moi, même si cela semble plus difficile qu’un résumé, vous pourrez mieux convaincre le jury avec une discussion qui vous permettra de laisser transparaitre votre personnalité, vos opinions, à travers des exemples originaux.

Ce qui est bien à Nancy, c’est qu’il y a tellement d’exercices qu’on peut se rattraper si on en loupe un et aussi prendre des points d’avance sur les exercices d’admissibilité. Je pense aussi que c’est le concours le plus juste.
Vous pouvez réellement vous préparer au concours de Nancy, essayez de faire et refaire les annales : pour moi c’est la clé de réussite de ce concours. Les tests psychotechniques et les questions de conjugaisons retombent très souvent, pareil pour les erreurs dans les phrases à corriger. Malheureusement il n’y a pas d’annales pour les dernières années mais j’ai celles des années 2008 à 2012, si cela vous intéresse vous pouvez me contacter.

Voilà j’en ai fini avec ce témoignage, bravo aux courageux qui l’ont lu jusqu’au bout, j’espère qu’il vous aura été utile. On vous attend surmotivés en avril pour le concours, d’ici là bon courage et ne lâchez rien, les autres l’ont fait alors pourquoi pas vous ??

Et puis à Nancy c’est encore mieux parce que contrairement aux idées reçues c’est une ville cool, les promos de 40 c’est top et vous aurez des marraines parfaites l’année prochaine !

N’hésitez pas à me contacter par mail ou sur facebook si vous avez des questions 😉
A bientôt !
Laureline CATARINA
laureline.catarina@gmail.com

MATHILDE :

Bonne semaine à tou(te)s 💪🏼💋

Je suis arrivée à l’écrit de Nancy bien à l’heure (même si avec les bus j’ai cru que je n’y arriverais jamais), nous avons tous attendu dehors avant de rentrer

Le matin, nous passions tous les QCM qui sont en fait des questions très courtes a rédiger du type phrases à corriger, synonyme à donner… L’avantage des questionnaires de Nancy c’est que les questions sont vraiment « typiques » de nos concours et que l’on sait y répondre, il faut donc par contre connaître plus de règles et d’exceptions que les autres candidats… Je me souviens personnellement avoir vu en prépa beaucoup de choses qui étaient tombées dans le questionnaire de l’année dernière ce qui m’a beaucoup rassurée ! Je ne me sentais donc pas trop déprimée le midi ! Au final après avoir vu mes notes mes sentiments se sont confirmés puisqu’elles ne sont pas si mal et surtout qu’elles m’ont permises d’être corrigée aux épreuves écrites.

L’après midi, place aux questions de rédaction, ce qui est je trouve le plus difficile ! J’ai trouvé le texte assez particulier et complexe donc je me suis débrouillée comme j’ai pu avec les questions sur texte et ça se voit mes notes sont plutôt basses… Mais ça prouve que ça ne veut rien dire puisque je suis là aujourd’hui !

Pour l’épreuve de rédaction j’ai choisi la dissertation en me disant que tout le monde allait prendre le résumé car commenter ce texte était presque infaisable (selon moi en tout cas) et je n’avais pas de ressenti particulier, je n’avais ni l’impression d’avoir raté ni l’impression d’avoir réussi. Je m’en suis sortie avec un 13 si mes souvenirs sont bons.
Enfin bref est venu le jour des résultats que ma mère a regardés pour moi car je ne pensais même pas l’avoir du tout et miracle j’étais admise ! Il n’y avait « plus qu’à » passer l’oral !

Voilà mon témoignage pour l’écrit, bonne chance à tous ne baissez pas les bras car tout est possible dans ce genre de concours et bon courage !

Mathilde H., 1ère année.

BLANDINE :

Coucou la smala, je vous laisse ici les quelques souvenirs que je garde des écrits de Nancy l’année dernière :

Peut-être quelques mots sur moi pour commencer. J’ai dix-neuf ans et je suis en première année d’orthophonie dans cette ville frigorifique et brumeuse qu’est Nancy (mais, promis, l’ambiance ici vaut toutes les villes ensoleillées du monde). Je suis originaire de Lyon, j’ai fait une année de prépa à Césame (cœur avec les mains sur toutes les Césamiennes qui me lisent !), j’ai passé sept concours l’année dernière. J’ai été admissible à trois d’entre eux puis admise à Nancy et Strasbourg. J’ai fait le choix de passer peu de concours pour avoir le temps de vraiment préparer chacun d’eux et pour éviter trop de fatigue et de dispersion.
J’ai préparé le concours écrit de Nancy avec toutes les annales que j’ai pu trouver (ma prépa en avait à disposition) que j’ai malheureusement dû corriger toute seule. Le fait qu’il y ait énormément de rédaction dans les épreuves écrites de Nancy me plaisait beaucoup de départ, je trouvais les épreuves beaucoup plus « humaines » que des bêtes QCM.
Nous sommes parties la veille de Lyon et avons eu le temps de visiter un petit peu la ville l’après-midi, nous étions logées dans une chambre d’hôtes chez un adorable couple de Papi – Mamie à quelques minutes en voiture du parc des expositions (lieu des écrits), je peux retrouver leur adresse si certaines sont intéressées.
En arrivant sur le lieu du concours le matin, nous avons été fouillées très minutieusement (dans le cadre de Vigipirate) avec obligation d’ouvrir les sacs et les valises ce qui a pris un peu de temps (bien prévoir de l’avance). Nous avons ensuite été accueillies par les étudiantes du CF, très souriantes, qui tenaient des stands et distribuaient des petits livrets de conseils et d’encouragements.
J’ai trouvé les conditions d’épreuve très agréables avec des sièges confortables, des tables spacieuses et des surveillants bienveillants, le cadre étant bien moins stressant que dans d’autres villes.
Le concours écrit de Nancy se compose de différentes épreuves et sous-épreuves avec des exercices très spécifiques le matin, je me souviens d’un exercice de conjugaison, d’un exercice de vocabulaire où il fallait trouver différents adjectifs, de phrases fautives… Toutes les réponses doivent être rédigées ce qui peut être déstabilisant mais au final valorisant pour le candidat.
Les épreuves du matin (qualification et sous-admissibilité) durent deux heures (de 10h à midi) et il n’y a pas de pause, on nous donne un feuillet à remplir et à rendre à la fin du temps imparti. Il me semble que les deux heures du matin sont bien suffisantes pour tout finir, toutefois il ne faut pas non plus trop traîner et ne pas hésiter à passer une question voire un exercice en cas de blocage (ne pas avoir la moyenne à un exercice n’est pas éliminatoire).
Il y a deux heures de pause entre la fin des épreuves du matin et le début des épreuves de l’après-midi (ATTENTION, il est interdit de sortir de l’enceinte du Parc des Expositions donc bien prévoir de quoi manger le midi), je recommande d’emmener un en-cas gourmand à manger paisiblement dans la salle. Attention également au passage aux toilettes, ma petite vessie et moi-même nous étions laissées surprendre par (l’immense) queue pour accéder aux WC.

Les épreuves de l’après-midi durent 2h30 et sont composées d’une compréhension de texte avec trois grosses questions à développer et d’une épreuve de rédaction (avec au choix un commentaire composé, un résumé, ou une dissertation avec deux sujets au choix). Attention, à Nancy il n’y a pas de lignes préalablement tracées, on écrit dans un espace vierge (il vaut mieux s’entraîner préalablement pour ne pas écrire de travers !).
Je conseille grandement de choisir la dissertation pour ceux et celles qui s’en sentent capables : je me souviens qu’aux oraux, la majorité des autres candidats avec qui j’avais discuté avaient choisi la dissertation (mais un bon résumé vaudra toujours mieux qu’une dissertation moyenne, faîtes jouer vos points forts !).
Faire également attention au timing durant les 2h30, les questions sur textes sont notées sur 40 et l’épreuve rédactionnelle sur 60. Je conseille de commencer avec les questions sur texte et d’y consacrer une heure (de plus, l’étude du texte réalisée pour les questions ressert totalement pour le commentaire composé ou le résumé, vous gagnerez du temps en faisant dans cet ordre !) puis de consacrer la dernière heure et demi à l’épreuve rédactionnelle. Ma prof de prépa qui nous avait préparé aux épreuves de Nancy nous recommandait même de bâcler une des questions en cas de manque de temps mais de surtout bien consacrer une heure et demi à la dissertation (ou au résumé ou au commentaire) pour garantir le plus de points. Se méfier également des consignes écrites en tout petit en-dessous des cadres, elles sont extrêmement piège.
Encore un point positif pour cette merveilleuse cité de la quiche : les résultats sortent trois semaines après les épreuves écrites, le temps d’attente n’est pas trop long !

Avec énormément d’impatience de voir toutes vos petites tronches
BONNE CHANCE A TOUTES ET A TOUS !
Vous êtes toutes et tous brillant(e)s, belles/beaux et irremplaçables ! Croyez-en-vous,

Mille bisous,
Blandine, VP événementiel de l’AFON.

PS : si vous avez la moindre question ou besoin d’encouragements : blandine.lamartine@gmail.com ou Blandine Lamartine sur facebook.

ALICE :

Bonjour à vous les futurs orthos !

Je m’appelle Alice, j’ai 19 ans, je viens de Metz et j’ai le bonheur de faire partie de la promo 2017-2022 du Département d’Orthophonie de Nancy ! Je souhaite aujourd’hui vous partager mon expérience sur la préparation et le passage des concours, et plus particulièrement celui de Nancy.

J’ai voulu devenir orthophoniste alors que j’étais en seconde, ai passé un bac ES et me suis lancée dans les concours en Terminale. J’avais décidé de ne passer que celui de Nancy cette année-là. Je m’étais alors préparée en faisant des exercices assez généraux de français et en m’entraînant un peu aux tests psychotechniques. J’avais également regardé des annales pour savoir un peu plus précisément ce qui m’attendait. Je n’ai pas décroché d’admissibilité cette année-là, et il a donc fallu que je décide de mon orientation pour ma première année de post-bac. Je me suis dirigée vers une L1 de Sciences du Langage à Metz, car je savais que certains enseignements pourraient m’être utiles pour les concours et mes futurs cours en école d’Orthophonie, et aussi parce que le volume horaire et la charge de travail me permettraient d’avoir suffisamment le temps de préparer les concours à côté. Effectivement, les cours m’ont non seulement permis de travailler certains points des concours (la grammaire et la syntaxe notamment), mais j’ai aussi pu aborder le langage sous différents aspects et m’ouvrir sur d’autres disciplines intéressantes pour la formation, comme la psychologie. J’ai également eu la chance durant cette année de rencontrer des personnes qui ne se destinaient pas forcément à devenir orthophonistes, ce qui me permettait de ne pas penser aux concours 24/24 ! (Pour ceux qui se poseraient la question de l’orientation en Sciences du Langage, je vous la recommande si vous êtes intéressés et motivés, ça a vraiment été une très belle expérience pour moi, je ne regrette cette année en rien !)

En parallèle de ce cursus universitaire, j’ai préparé les concours de Strasbourg et de Nancy. De septembre à décembre, j’ai travaillé les principaux points de ces deux concours – l’orthographe, la culture générale et les tests psychotechniques – en apprenant des règles, des dates, des méthodes de calcul et en faisant des exercices d’entraînement (type Vuibert). Pour Nancy, j’ai travaillé plus spécifiquement le vocabulaire (notamment les paronymes, les homonymes…), l’orthographe et la conjugaison. À partir de janvier et jusqu’aux épreuves écrites en avril, j’ai essentiellement travaillé sur la base des annales. Cela m’a vraiment été très utile car j’ai pu cibler précisément ce qui était attendu dans chaque concours. J’ai également revu les méthodes de résumé, dissertation et commentaire, ainsi que des notions relatives au langage et au temps qui passe (sujets récurrents à Nancy). Le jour du concours, après avoir parcouru l’intégralité du sujet, je me suis focalisée en premier sur ce que je savais, ce qui m’a permis de reprendre confiance et pouvoir revenir plus sereinement sur les exercices qui me posaient davantage de problèmes. Concernant l’épreuve rédactionnelle, je me souviens avoir opté pour la dissertation et que le sujet portait sur le langage et la communication.

Je conclurai ce témoignage en vous rappelant de ne jamais perdre de vue votre objectif, c’est lui qui vous guidera tout au long de l’aventure des concours – dans les grands moments de joie comme dans les périodes de doute et de découragement ! Ne perdez pas cette belle motivation, et donnez tout ce que vous avez, ça en vaut vraiment la peine !

Bon courage à vous pour la suite, croyez en vous et faites-vous confiance, vous pouvez y arriver ! Nous avons la chance d’être une filière composée de profils très diversifiés, où chacun a la possibilité de réussir quel que soit son parcours : ne perdez jamais cela de vue !